Ca geek un max au BGF 2017


Au fin fond de Bordeaux, bien niché au Parc des Expositions du Lac, s’est déroulé la troisième édition du Bordeaux Geek Festival, du 25 au 28 mai. Super Bobine ne pouvait manquer l’événement, et vous livre donc son compte-rendu.

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Le BGF est le rendez-vous incontournable dans la capitale girondine pour tous les amateurs de pop culture, de cosplay, de jeux vidéo et de rôle, et surtout cette année de Star Wars, franchise fêtant ses 40 ans en 2017. Bref, un cocktail détonant, et de nombreux exposants venant du monde entier pour se donner à ce qu’ils font de mieux. Dessinateurs de génie tels que Barry Kitson, travaillant pour Marvel et DC Comics, et des moins connus tels que Mikhey Moz, auteur, illustrateur et graphiste, qui va se lancer dans l’aventure des bandes dessinées. La scène centrale a également permis de mettre à l’honneur ceux dont le coup de crayon n’est plus à prouver, en diffusant des compétitions de speed drawing, concours de dessins chronométrés, et les équipes départagées par l’applaudimètre. « Dav le dessineux » nous a gratifié de beaux dessins de la Guerre des étoiles.

Résultat de recherche d'images pour "barry kitson bordeaux geek festival"Barry Kitson en plein travail

XXIème siècle oblige, ce sont les youtubeurs qui se taillent la part du lion. Bénéficiant d’une popularité plus grande que jamais, ce sont eux les stars. Présents en tant qu’invités (tels que Pat la réalisation avec son million d’abonnés) mais aussi en tant que simples visiteurs (on a aperçu Banzaiie, toujours fidèle aux festivals geeks).

Nous avons eu la chance de nous entretenir avec GussDx, créateur de contenu sur YouTube. Il a commencé il y a 7 ans sur internet en créant une webradio sur les jeux vidéo, puis des vidéos en utilisant le jeu Minecraft en tant que support visuel. Il a ensuite créé une série de vidéos traitant du surnaturel et du paranormal qu’il a appelé « Chasseurs de fantômes », où il visite des endroits dits « hantés » en France. C’est dans cette série qu’il a créé la polémique il y a quelques années en utilisant un trucage dans une vidéo, chose qu’il a démenti pendant un long moment avant d’annoncer le poteau rose, provoquant un tollé auprès de ses abonnés. C’est d’ailleurs un sujet très sensible pour lui, il n’a plus envie d’y répondre. « Mentir, c’est attirer les gens à te regarder ». C’est d’ailleurs le premier à avoir lancé cette mode en France, du « mec qui part tout seul en forêt avec une caméra ». Il a fait beaucoup d’émules.

GussDx

Il ressort aujourd’hui un nouveau format intitulé « Capture Dead Forms », où le format fiction est ici totalement assumé. D’une part, il assume totalement le fait que ce soit une fiction et qu’il y ait potentiellement des trucages. De plus, il apprécie énormément le format reportage dans des endroits déserts. Souhaitons-lui bonne chance !

Nous avons également, dans le point presse, eu la joie d’avoir un entretien avec Boris et Seb d’Hara Kiwi, chaîne humoristique sur YouTube. Créée le 7 octobre 2015, ils approchent les 20 000 abonnés et 37 vidéos réalisées. Ils sont cinq en tout : Boris, Seb, Bernard, Mika et Pierre. Tout ce petit monde est issu du monde du Kino à Bordeaux, festival de courts métrages. Ils voulaient, en créant leur chaîne YouTube, s’affranchir des contraintes et des thèmes. Et l’idée de rencontrer une communauté soudée autour d’un projet leur plaisait plutôt bien.

L’image contient peut-être : 2 personnes, barbe
Bernard (à gauche) et Sébastien (à droite), d’Hara Kiwi.

La majorité de leurs vidéos est dans un format très court (3 à 4 minutes), mais ils nous ont annoncé que les formats plus longs (10 minutes) étaient dans les cartons pour la prochaine saison, ainsi qu’une web série.

Ils finissent leur deuxième saison avec le sourire, qu’ils considèrent d’ailleurs comme étant meilleure que la première, autant sur le plan qualitatif que sur le plan quantitatif. Car ce sont également des acharnés du travail, ils sont tous très polyvalents : de véritables hommes orchestres, le partage des tâches se fait très naturellement. Boris apporte d’ailleurs un apport non négligeable avec ses effets spéciaux, c’est ce qui les démarque des autres selon Seb. Le résultat des vidéos : un rendu « semi professionnel ». Pourquoi semi pro ? Une certaine vision du travail, en travaillant vite (faire un grand nombre de plans par journées), mais aussi l’esprit Kino qui ne les a jamais quitté « On fait avec ce qu’on a ». Avec une vidéo chaque semaine, il est sûr que leur régularité est leur force.

Riche en rencontres et en univers divers, ce BGF ne nous donne qu’une seule envie : vivement l’année prochaine !

Pierre Rebeyrolles et Clément Corbiat.

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