« Divines » interpelle et secoue


Malgré les nombreuses maladresses, Divines a de quoi faire réfléchir le spectateur sur la situation actuelle dans les banlieues françaises. 

arton11038

Dans un environnement sans espoir, la bouillonnante Dounia rêve de grandeur, de s’en sortir, de montrer sa force et son courage, de gagner de la « money, money, money ». En tombant dans la délinquance et la drogue, elle emporte avec elle sa naïve et pieuse meilleure amie vers le chemin d’un dépassement de soi, d’une quête intérieure, mais surtout, vers la tragédie.
Beaucoup d’énergie ressort ainsi de cette histoire qui secoue le spectateur de par le tourbillon effreiné de colère, de rage, de tristesse, d’énervement et de sourires dans lequel il se retrouve.
Mais s’il est bien difficile de ne pas constater que ce film existe avant tout grâce à l’interprétation fabuleuse des trois « heroïnes » principales (notamment Oulaya Amamra !), on peut cependant reprocher à la réalisatrice Houda Benyamina – qui livre là son tout premier long-métrage ! – de tomber dans certaines facilités et lourdeurs plus qu’irritantes. La tournure mélo-dramatique souhaitée ne fonctionne qu’à moitié,  le côté « divin » donné aux personnages ne convainc pas vraiment, et la façon dont est montrée la délinquance est maladroite.

En faisant néanmoins le juste constat de la situation actuelle dans les banlieues sans pour autant apporter une solution, Divines a le mérite de faire parler tant il fait écho à l’actualité brulante et crispante. Il énerve, interpelle, fait ouvrir les yeux ou/et rajoute de l’huile sur le feu… Bref, que l’on aime ou pas, il ne laisse pas indifférent.

Bande-annonce de « Divines » de Houda Benyamina. Sortie en salles le 31 aout :

Publicités