Darwin Ecosystème s’est mis au surf le temps d’une soirée


Mardi soir, Super Bobine était à Darwin écosystème pour la release party de « Courbes » d’Antoine Besse, un joli documentaire pour les amateurs de surf et ceux qui n’y comprennent goutte. Retour sur une soirée qui avait du « Swell »

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22h: Entre les bobos et autres hipsters adeptes du lieu, on se faufile afin de trouver une petite place assise sur le sol goudronné, face à la toile. On a zappé la partie « DJ set » de la soirée, on n’est pas vraiment venus pour ça… Juste le temps d’entendre parler de « l’Idéal Standard Magazine »: un magazine gratuit, dont les pages sont uniquement garnies de belles photos et disponible seulement dans les toilettes de bars bordelais. Le concept est d’avoir quelque chose à feuilleter pendant que l’on fait ses besoins… Pourquoi pas. Quelques coups d’oeil à droite et à gauche; ça parle « Roller », « Cut Back » et « Spinner ». On a donc un public garni de quelques expérimentés de la glisse sur roues ou sur dérives. Après avoir dégusté une Darwin Beer, on fait un tour par la case « toilettes sèches » et le film commence enfin…

Courbes raconte la passion du surf qui a transcendé Barry, un Australien arrivé en France quand il était jeune, et aujourd’hui shaper sur la côte landaise. Passion qu’il a transmise à son fils, qui prend le relais de papa pour conter à la caméra sa vie de bohème à la recherche du « tube ». Vous l’aurez compris, « Courbes » c’est l’histoire de l’amour de la vague et de ces quelques « riders » qui se shootent à l’adrénaline, jouissant d’être engloutis par les flots. Mais le réalisateur, Antoine Besse, a aussi su pointer du doigt les difficultés de la vie atypique que ces sportifs de l’extrême ont décidé de mener. Comment fait-on pour vivre de sa passion, quand elle nous mène aux quatre coins du globe et que l’on n’a pas un rond? Et bien, on mange du riz et la maigre pêche du jour et on dort à la belle étoile! Une vie précaire qui ne laisse pas de place à la peur des lendemains difficiles, où la solitude est interrompue par des copains que l’on retrouve au détour d’une plage déserte, pour passer une semaine entière à attendre la vague. Ils n’ont pourtant pas l’air malheureux ces vagabonds aux barbes hirsutes, en combinaisons de Néoprène. Ils ont simplement choisi d’adopter une vie différente de ceux qui ont besoin de leur petit café du matin avant d’aller embaucher.

Les visages se succèdent devant la caméra, entrecoupés de séquences de surf, tantôt tournées avec du matériel moderne tantôt en super huit. Car que serait un documentaire sur le surf sans quelques images de vagues qui viennent déferler sur une plage vierge, emportant avec elles quelques Aladdin sur leurs tapis volants de bois? Bien loin du vocabulaire alambiqué des surfeurs, un film sans chichi, agréable à regarder même pour quelqu’un qui n’est jamais monté sur une planche. A découvrir ou à revoir sur la chaîne (cablée) Trek le dimanche 25 octobre à 17h55 et le mardi 27 octobre à 20h40.
Quant au lieu de projection, fidèle à elle-même l’ex caserne Niel (lieu d’installation de Darwin Ecosystème depuis 2012) est un lieu convivial, où l’on peut déguster de la bière bio et locale en écoutant de la bonne musique, assis sur un canapé en palettes ou une vieille chaise d’écoliers. A l’occasion de la release party de « Courbes », quelques concerts encadraient la projection. Au programme: de la surf music (évidemment) avec Casablanca et un DJ set de Jack Ernest. Pour tout vous avouer, ce fut le genre de soirée qui Farte!

Par Mélissa Feuillerat

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