MILKSHAKE #7 – Les vacances de Yohann 2


Tous les vendredis, l’équipe de l’émission Milkshake (Radio Campus Bordeaux) prend les commandes de Super Bobine, en attendant son retour à l’antenne le 11 septembre ! Aujourd’hui, le vacancier Yohann est triste. C’est normal, c’est bientôt la rentrée…

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Tristesse d’une fin d’été

L’été n’est pas si magique. Du moins, il ne l’est plus. C’est vrai quoi !, la rentrée approche… Deux façons de l’aborder : soit on a la larme à l’oeil parce que les grandes vacances ont semblé beaucoup trop courtes, soit on a le sourire d’un gros bêta à l’idée de reprendre « la vie active » car depuis quelques semaines, on s’emmerde à mourir sur le canapé, devant les rediffusions des émissions de Sophie Davant et de Stéphane Bern, bien que tout à fait passionnantes.

Il n’empêche que dans la grande majorité des cas, il y a de fortes chances que l’on se retrouve avec un gros cafard (surtout si le logement est insalubre…). Qui plus est, coriace ce cafard ! (…un conseil : évitez la bombe insecticide, optez pour un bon soulier). Car à bien y réfléchir, même si l’on a rien fait d’exceptionnel, même si nous l’avons passé à travailler, même si nous n’avons pas concrétisé tous nos projets, l’été fut vachement chouette. Il fut celui de toutes les évasions, mais hélas trop court pour découvrir encore un peu plus. L’été de tous les espoirs, car on a bien cru que certaines choses allaient se réaliser. L’été de l’extraordinaire, puisque des moments inattendus se sont produits. Evidemment, nous aurions aimé que cela dure ne serait-ce qu’un tout petit peu plus longtemps (seulement un ou deux mois de plus ?) mais malheureusement, il faut bien reprendre le petit train-train quotidien… Le boulot, le froid et la pluie, Noël, la nuit à partir de 17h : rien de plus cafardant.

Les vacances, qu’elles durent seulement quelques jours ou plusieurs semaines, qu’elles se déroulent à l’étranger ou à la maison, sont toujours géniales. Alors, sur le chemin du retour à la réalité, on ne peut s’empêcher de repenser à ces franches parties de rigolade, au moment où les regards se sont croisés, aux nouveaux amis que l’on reverra sans doute plus jamais, aux petits tracas transformés en jolis souvenirs, au soleil qui laisse peu à peu la place à la pluie.

Notre cafard bien aimé s’allie parfois avec nos sentiments qui souvent, nous jouent des tours en cette période de l’année. A ce coin de rue, durant cette soirée, ou dans ce camp de vacances, il y a eu cette personne venue de nulle part, ou plutôt de très loin, qui nous a particulièrement attiré l’attention. Il se peut néanmoins que tout reste au stade de fantasme, d’espérance, d’hésitation, de manque de temps, et donc, de déception… mais cela peut devenir quelque chose de beaucoup plus fort. L’amourette est certes naïve mais généralement intense… jusqu’au moment tant redouté de l’au revoir. Sur le quai d’une gare quand on a la chance d’être romantique, devant la porte d’embarquement d’un aéroport quand on est plus moderne (ou riche), devant l’entrée de l’hôtel quand l’un part et l’autre reste. Ou simplement à côté du monospace de papa et maman pour un peu plus de réalisme. Quelle que soit la situation, le résultat reste le même : on sait bien que les milliers de kilomètres qui nous séparent ne nous permettront pas de se revoir… C’est le principe d’un amour de vacances.

En cette fin d’été, le cafard nous rappelle également combien la symbolique de la rentrée est forte. Le simple fait d’entendre ce mot nous fait remonter à un temps où nous étions un peu plus jeunes… En somme, de braves petits écoliers surmontant avec force et courage les douloureux premiers jours de septembre. On se souvient des odeurs de l’école, de cette sensation de franchir à nouveau le portail, de revoir ses copains, de découvrir de nouvelles têtes en même temps que la maîtresse qui aura le privilège de nous supporter pendant toute une année. Nous sommes également contents d’avoir un tout nouveau cartable vraiment trop beau, une nouvelle trousse encore plus jolie, de magnifiques stylos que l’on s’empresse de mordiller, et évidemment, de somptueux cahiers qui ne vont pas le rester bien longtemps. Eh oui !, qu’il est loin le temps où notre principal souci de la journée était de savoir qui allait gagner aux billes… Maintenant, la rentrée est tout autre. Petite morosité quand on pense qu’il faudra bien retrouver très prochainement notre lieu de travail ou d’études, nos collègues, le self ou la gamelle, et tout ce genre de chose qui nous font regretter le transat’, les cocktails, et ce fameux temps des billes…

Mais le paradoxe de la fin des vacances veut que nous soyons tout de même heureux de retrouver notre petit chez soi, nos bonnes vieilles habitudes, notre entourage familial et affectif. On raconte alors nos vacances dont tout le monde se fiche éperdument, on montre les photos que ce même monde fait semblant de regarder avec enthousiasme, on demande si les cartes postales ont bien été reçues… Avec évidemment une seule phrase en tête : « vivement l’été prochain ».

Pour lire ou relire « la définition de l’été », c’est  ICI

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Par Yohann Sed

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