Éternels jusqu’à demain : La nouvelle pépite de Thomas Dutronc, made in London


Sorti il y a à peine une semaine, le nouvel album de Thomas Dutronc, Eternels Jusqu’A Demain, semble plus que prometteur. Et ce n’est pas Super Bobine qui va contredire cela…

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Après Comme un manouche sans guitare en 2007 et Silence on tourne, on tourne en rond en 2011, Thomas Dutronc revient avec un troisième album très réussi. Moins manouche, plus pop, plus rock, et plus anglais aussi, puisqu’il est allé l’enregistrer dans des studios londoniens. La recherche de nouveaux sons, de nouveaux collaborateurs comme Jon Kelly (qui a travaillé avec Paul McCartney notamment…) mais aussi d’un nouveau décor, là où il ne serait pas dans ses délires manouches avec l’ombre de ses illustres parents. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est un franc succès.

Il ne s’est pourtant pas défait de tout ce qui compose son univers, sa vie. Matthieu Chedid, un ami d’enfance, a signé un des titres de ce nouvel album, Croc Madam. Thomas Dutronc s’offre (et nous offre également) une reprise de Serge Gainsbourg, qui a marqué son enfance et sa jeunesse, Chez les yéyés, qui colle parfaitement avec le swing omniprésent de cet opus. C’est un album qu’on a typiquement envie d’écouter sur la route des vacances, au milieu de nulle part.

Le choix de Thomas Dutronc, c’était d’obtenir un son British sur cet album, de ne pas avoir toutefois un album clé en main, et surtout de ne pas se coller l’étiquette manouche systématique. Sa volonté numéro un, c’est de raconter des choses, des histoires avec ses chansons, sans forcément penser à un style avant tout, mais plutôt de se laisser guider par les émotions, ses émotions. Et quoi de mieux pour l’émotion que d’ouvrir l’album par une chanson nommée Aragon, avec un texte de ce grand poète.

Le swing et le son anglais, British, est plus qu’évident sur le premier single de Éternels jusqu’à demain, intitulé Allongés dans l’herbe. Un morceau efficace, très bien écrit et composé, qui donne envie de danser, de swinguer, de s’amuser, et pourquoi pas de jouer à la séduction et de s’allonger dans l’herbe avec l’été qui arrive. Un vrai tube en puissance, comme la plupart des chansons de cet album, bien que celui ci soit encore plus taillé pour la radio, dans un album si bien composé qu’il créé un coup de cœur sur un ensemble. On craque bien sûr pour certaines chansons, mais aussi et surtout pour l’album complet, qui est une vraie réussite.

Et bien sûr, impossible de parler de cet album sans évoquer la chanson Je n’suis personne, chantée en duo avec son père, l’immense Jacques Dutronc. En lui faisant écouter certains morceaux pour cet album, Dutronc père a voulu piquer à son fils la chanson J’me fous de tout, mais celui-ci voulait la garder. Il a donc décidé d’écrire cette chanson, qui est finalement devenu un duo, une sorte de ballade country, en hommage à ce grand Monsieur qui en 70 ans « en a vu de toutes les couleurs » comme dit si bien son fils.

Un fils qui a su prouver en trois albums, tous aussi excellents les uns que les autres, qu’il n’était pas que le fils de Jacques Dutronc, mais qu’il était lui aussi un grand artiste, guitariste virtuose, avec son univers, sa musique. Un univers riche, varié, qui raconte des histoires. Un univers dans lequel on plonge avec plaisir tant il procure du bonheur. Bravo à Thomas Dutronc, qui a su se renouveler sans jamais décevoir, et prendre le temps de nous offrir un troisième album de qualité. On a maintenant hâte de découvrir cet album sur les routes, avec notamment, une étape le 4 novembre prochain à Bordeaux, un concert à ne pas manquer !

Par Jérémy Mercier

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