Rencontre – On rembobine la carrière de Jonathan Lambert


A l’occasion de la sortie de l’excellent film « Réalité » de Quentin Dupieux, Jonathan Lambert s’est confié à Super Bobine. On rembobine sa carrière.

Quand il été petit, Jonathan Lambert était fan des Nuls et des Inconnus, et rêvait comme eux de « faire des conneries à la télé ». Coup de pouce du destin, c’est justement grâce à un Nul qu’il débute réellement sa carrière, après un passage chez Jean-Pierre Coffe. A la fin des années 90, Dominique Farrugia crée une chaîne dédiée à la « déconne », Comédie, et en fait un vivier de jeunes talents. Dans l’émission quotidienne « La grosse émission », talk-show à l’américaine où les humoristes ont carte blanche, Kad et Olivier, les Robins des bois ou Cyril Hanouna font leur premiers pas. C’est également le cas de Jonathan Lambert, qui y crée entre autre son personnage culte de Damien Baïsé.

La Fine équipe de la Grosse Emission. Photo Première

 « Dans une entreprise où je travaillais avant, j’étais le seul homme, il n’y avait donc que des filles.  Alors des fois je me cachais quand il y avait peu de lumière et je disais, du fond de la salle « baiser ! ». Et pour rendre ça un peu plus bizarre j’ai rajouté un tréma sur le i, ce qui donnait « baïser » ! Et quand je suis arrivé sur Comédie, comme il fallait écrire des sketchs tous les soirs, un jour j’ai ressorti ce personnage. »

De Comédie, il en garde un excellent souvenir. « C’était comme une grande garderie : on nous donnait les clés avant l’émission, puis il fallait les rendre après ». Cette grande liberté de ton lui a permis de créer de nombreux personnages cultes, et de réellement trouver son style.

« Les robins des bois faisaient des sketchs en bande, Hanouna était en interaction avec les invités, Kad et Olivier faisaient des duos, et moi je créais des personnages. On était tous différents ».

En 2007, il débarque chez Laurent Ruquier, où il écrit un sketch par semaine, en rapport avec l’invité. Si il concède que l’exercice d’écrire autant de sketch en si peu de temps était compliqué (il créa plus d’une centaine de personnages en quatre ans d’émission), il en garde un excellent souvenir.

Quand on regarde d’un peu plus près sa carrière, on se rend compte que Jonathan Lambert a fait de la télé, du cinéma, de la radio, des films, de la scène, des sketchs sur internet, et même du doublage. Il avoue être un peu hyperactif mais trouve une certaine cohérence entre tous ses choix artistique : ce n’est que le support qui change, pas ce qu’il fait. En 2013, il prête par exemple sa voix dans la version française du film d’animation Tempête de boulettes géantes. Pourquoi ? « Parce que je trouve que le 1 est un chef-d’œuvre. Très honnêtement, le 2 est moins bon, mais le 1 était vraiment génial ».
En fait, la clé de la carrière de Jonathan Lambert, c’est qu’il s’amuse. Il est curieux, va de projet en projet, mais s’éclate avant tout. C’est pourquoi, depuis fin 2014 on le voit de temps en temps sur la chaîne Youtube « Dim Sum Academy », de son ami Fred Testot. « C’est juste pour s’amuser. Ça fait du bien. Fred est un ami, il m’a appelé et j’ai dit oui de suite. Et puis y’avait des collants ! (rire) ».

Au cinéma, on l’a vu notamment dans Dépression et des potes, dans un rôle un peu plus sérieux (mais toujours drôle), et sa carrière semble toute tracée. Mais il n’a sans doute pas fini de nous surprendre.

Pour finir ce portrait, Jonathan Lambert s’est prêté au «  jeu de l’adjectif ». Il s’agissait pour lui de définir différentes personnes qui ont compté pour lui, par un adjectif.

Quel adjectif définit le mieux :

  • Dominique Farrugia ? Barbu !
  • Fred Testot ? Cristal (rire). Parce que sur les tournages il dit toujours « appelez-moi cristal ».
  • Laurent Ruquier ? Le révélateur.
  • Arthur (avec qui il a fait de la radio) ? Le roi de la Radio. Oui, bon, c’est pas un adjectif (rire).
  • Jonathan Lambert ? « L’empereur » !

Merci à Jonathan Lambert !

Clément Corbiat.

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