A la rencontre de Pauline, Clémentine et Nicolas (Nouvelle Star 2015)


Il y a quelques semaines, Super Bobine est parti à la rencontre de Pauline, Clémentine et Nicolas, trois candidats ayant passé le casting de la Nouvelle Star à Bordeaux et repartis avec le précieux sésame, un pass pour la terrible épreuve du théâtre, qui précède les primes. Ils nous ont raconté la façon dont ils ont vécu cette aventure, les étapes qui les ont marqués… L’occasion d’en savoir un peu plus sur les coulisses de l’émission et de faire connaissance avec trois jeunes artistes qui devraient vite faire parler d’eux !

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Qu’est-ce qui t’a poussé à venir passer le casting de la Nouvelle Star à Bordeaux ?

Clem : J’allais à Lyon il y a un an maintenant, je suis tombée sur la file d’attente de Nouvelle Star, donc pour rigoler j’y suis passée. J’ai rencontré un coach qui m’a laissé un petit post-it pour me dire, selon lui, ce qu’était un chanteur. Il m’a dit « garde-le avec toi, bosse sur ce dont je t’ai parlé et vraiment reviens l’année prochaine, je serais curieux de te voir ». Alors moi j’ai vraiment pris ça à la légère, je suis rentrée en septembre au conservatoire, ce qui n’était pas prévu, et en avril ils nous ont dit qu’on avait un chanteur qui venait nous faire une masterclass. Il s’agissait de mon coach, donc on s’est motivés avec quatre chanteurs du conservatoire de Bordeaux à y aller, et malheureusement je suis la seule qui a survécu au pré-casting.

Pauline : Je me disais « j’y vais, j’y vais pas, j’y vais, j’y vais pas » puis je me suis dit « je n’ai rien à perdre alors j’y vais ». Vu que je suis super jeune, je me suis dit « ce n’est que du positif, je ne peux qu’apprendre en sortant de là ».

Nicolas : Ma meilleure amie, Cynthia, a passé le casting l’année dernière, elle est partie aux lignes, elle m’avait raconté à quel point c’était du partage et qu’il y avait énormément de musiciens, qu’à l’hôtel c’étaient toujours de belles rencontres musicales, et c’était vraiment ce que je recherchais : rencontrer des gens et voir ce que je pouvais faire avec d’autres gens.

Redoutais-tu quelque chose en particulier ?

Pauline : Quand je suis arrivée aux trios, je me suis dit que j’étais l’une des plus jeunes et je me suis dit « est-ce que justement ils ne vont pas me trouver trop jeune ? ». Avec le recul c’est vrai qu’ils ont tous pas mal d’expérience, donc je me suis dit « est-ce que je ne vais pas arriver avec quelque chose d’un petit peu trop frêle ? ».

Nicolas : A chaque fois, je me voyais éliminé. Parce que t’es là, en plus tu vois tout le monde, il y a quatre-vingt-quinze personnes que tu vois qui sont incroyables, la plupart, il y a des gens qui te mettent sur le cul et toi tu dois passer après, faire la relève… Je pensais vraiment qu’aux lignes c’était terminé.

Clem : La désinvolture, plus je voyais que ça continuait, plus elle me glissait entre les doigts. Moi c’était vraiment le fait de perdre ce caractère un peu désinvolte, à l’arrache, qui me faisait peur parce que j’étais encore plus vulnérable au bain de stress, le bain général dans lequel trempaient déjà plein plein plein de candidats.

L’épreuve qui t’a le plus marqué ?

Nicolas : On dort bien entre trois et cinq heures par nuit, au théâtre, tu as une fatigue de malade, et je me souviens qu’après les trios, j’étais le seul à être pris et j’étais déjà très mal parce que Estelle et Ines étaient parties, on a fini vers une heure et demi du matin, on n’avait pas mangé, et il fallait qu’on apprenne une chanson pour le lendemain, neuf heures. Je n’ai pas réussi tout simplement à apprendre la chanson, et c’est comme ça que je suis tombé.

Pauline : C’est l’épreuve des trios qui m’a vraiment le plus marquée, parce que c’était vraiment très très dur. En fait, on ne se rend pas compte, parce que quand on regarde à la télé et qu’on voit les chanteurs qui oublient leurs paroles, on se dit « ouais mais ils sont nuls, apprendre une chanson c’est pas compliqué, ils sont supposés faire ça ». Non, on se rend compte que quand on y est, il y a tellement de stress à gérer, de fatigue physique surtout, parce qu’on se lève très tôt le matin, on se couche hyper tard le soir, on est bouleversé parce qu’on a des amis qui s’en vont, on est content parce qu’on reste… Mais on n’a pas le temps d’être content ou d’être triste, il faut qu’on commence à travailler sur la chanson d’après… Et sur les trios, le fait de travailler avec des gens qu’on ne connaissait pas forcément, qui n’avaient pas forcément la même vision de la musique que nous, il faut s’adapter, et quand on est à bout de nerfs, c’est dur. Il faut essayer de se démarquer, c’est ça qui est dur aussi, c’est qu’on est une masse et qu’il faut essayer de sortir du groupe.

Clem : Les lignes, j’avoue, avant de passer, je trouvais ça très ingrat. La façon dont c’était fait en fait, dont c’était organisé, un peu comme des pions, et puis hop, sur une ligne de huit, on en baisse trois, on en fait avancer deux ou trois, c’était assez ingrat. Surtout que les gens ne le voient pas forcément au montage mais en plus, on n’avait pas les résultats tout de suite. Les résultats, on les a tous tournés après que chaque ligne soit passée. Il y avait douze lignes qui sont passées dans la journée, moi j’étais bien sûr dans la douzième, sur quatre-vingt-quinze ou cent candidats, j’étais quatre-vingt-onzième. C’est assez difficile de voir tous les copains passer et puis d’attendre jusqu’à onze heures, minuit, et revenir ligne par ligne pour avoir son résultat.

Un membre du jury, une remarque qui t’a particulièrement touché ?

Clem : Il y a deux membres du jury qui étaient assez connus parfois pour être très cassants, à la limite du respect avec certains candidats et moi je ne voulais pas être victime de ça parce que je ne m’étais pas présentée, je n’avais pas fait l’expérience pour ça, en fait je ne visais personne d’autre que Sinclair et Manoukian parce que ce sont les deux plus anciens. Donc je visais vraiment ces deux-là et j’ai été particulièrement surprise du rapport que j’ai eu avec eux parce que le casting justement s’est très bien passé et Manoukian, quand il m’a dit que j’avais le « diplôme d’une envoûteuse en chef », j’ai bien vu que c’était plein de séduction, donc j’avoue que ça m’a plu !

Pauline : Moi j’aimais bien Sinclair, je ne sais pas pourquoi, peut-être parce que c’est un musicien… Enfin c’est complètement con de dire ça parce qu’André Manoukian aussi c’est un musicien, mais Sinclair, son style se rapprochait plus de ce que je faisais. Je le trouvais bizarre, tellement sévère avec les autres candidats les années passées que je me suis dit que je devais l’avoir dans ma poche. Il y a autant de pression face aux autres, ça reste aussi des professionnels, mais c’est vrai que je le voulais peut-être inconsciemment !

Comment vis-tu la visibilité que t’a apporté l’émission ?

Nicolas : J’ai dû avoir une ou deux remarques très méchantes, après sur ma voix il n’y a jamais eu une remarque méchante, tout le monde a plutôt bien kiffé, ou alors ils disaient « bof » ou des trucs comme ça, mais ça n’a jamais été méchant. C’est surtout sur mes vêtements, en fait. Mais ce qui m’a surtout tué, c’est à quel point il y a des gens qui prennent leur portable en plein milieu d’une émission pour aller sur Twitter et insulter un mec avec un pull bizarre. Mais c’est pas grave, ça ne me fait vraiment rien, parce que c’est noyé dans plein de remarques super gentilles, et là je suis plutôt content des retours que j’ai.

Pauline : On ne réalise pas, on est dans un autre monde en fait, on est complètement coupés de ce qu’on a l’habitude de vivre. Moi je sais que je n’ai pas du tout réalisé, je faisais ce qu’on me demandait de faire et puis c’est tout. J’ai reçu des messages, ça fait toujours extrêmement plaisir de recevoir des messages de gens qu’on ne connaît pas forcément et qui viennent nous dire qu’ils adorent ce qu’on fait. C’est génial, mais encore une fois je ne réalise pas du tout !

Clem : On peut interagir sur les réseaux sociaux après la diffusion, j’avoue que c’est extrêmement réconfortant d’avoir quelques messages de soutien de gens qui nous ont remercié et qui ont adhéré à nos versions, à ce qu’on avait proposé, parce que ça reste le public qu’on espère toucher dans les carrières futures, si on veut en faire son métier, donc c’est hyper important.

Nicolas a été éliminé lors de l’épreuve des PBO. Il se concentre désormais sur un projet en solo. Clémentine a quitté l’aventure aux portes des primes, lors de l’épreuve du feu. Elle poursuit sa route avec son projet « Clem ». Quant à Pauline, elle a obtenu son ticket pour les primes en direct de l’Arche Saint-Germain. Vous la retrouverez en direct sur D8, tous les jeudis soirs à partir de 20h50.

Propos recueillis par Sarah Choteau

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