Rocher de Palmer – Jungle : une soirée de groove


Hier soir, Super Bobine a couru après les cours trépidant de joie à l’idée de se rendre à un show de Jungle. Jungle c’est quoi ? Non, ce n’est ni une comédie musicale mettant en scène notre cher Tarzan, ni un cirque. Jungle c‘est ça :

Du groove, du soul, du funk, de la bonne humeur !

En ce lundi 1er décembre, nous avons oublié qu’une nouvelle semaine de travail venait de débuter, que les partiels approchaient (à notre grand plaisir bien sûr), que le froid arrivait et allait probablement glacer notre compte en banque en cette période d’avant Noël. Cette première semaine de décembre commençait bien, très bien…

20h30 : Beaty Heart monte sur scène. Ce groupe britannique est très loin d’avoir déçu, bien au contraire. Déjà, tout commence bien : un excellent choix de première partie qui a su stimuler les troupes avec une énergie contagieuse. 

21h30 : L’impatience commence à se faire sentir. Tout le matériel est parfaitement installé et n’attend plus qu’à être utilisé. Mais la musique en fond sonore est de plus en plus forte sans que l’on s’en rende vraiment compte. Soudain et au moment où l’agacement aurait pu surgir, la musique et les lumières s’arrêtent brusquement, laissant place aux sifflements. Instantanément le public a compris. Les 6 lettres J-U-N-G-L-E au fond de la scène annoncent le ton. Et c’est parti pour le show ! (Sans vouloir citer Nâdiya). L’entrée en matière sur « Platoon » est fracassante. Le public est fou de joie, scotché d’un tel sens du spectacle auquel tous ne s’attendaient pas forcement. Et oui, il ne faut pas oublier que les jeunes britanniques n’en sont qu’à leur premier album (album flamboyant mais premier album quand même). La musique était leur destinée et cela se sent. Ils sont sacrément doués les anciens anonymes « T » et « J » … et, malins caïds de la scène qu’ils sont devenus, ils le savent. – Pourquoi « anciens anonymes » ? Pour ceux qui n’ont pas suivi leur parcours, le duo se l’est joué Daft Punk et a animé la toile avec des clips présentant des hommes noirs dansant en survêt’. Pourtant, et comme nous avons pu nous en assurer hier, les deux londoniens sont blancs et ont simplement joué la carte du mystère un certain temps. – Toute la salle, (qui, à notre surprise, n’était pas remplie) en a probablement pris plein les oreilles et pleins les yeux. Les deux amis d’enfance Jungle, toujours en duo en studio, débarquent sur scène à 7 pour enflammer les planches. Et dans l’intégralité de la salle, ça claque des doigts, ça se déhanche, ça bouge les pieds. Les jeux de lumières ne font qu’enjoliver le show déjà bien assuré.

Sur « Busy Earnin » tout le monde danse, tout le monde s’agite. Annoncée comme « the last song » (oh yeah ! Merci l’accent « Bristish »), le titre phare du groupe a secoué Palmer. Mais, comme nous le savions tous, le concert n’était pas fini… Un petit rappel classique et « hop! » ils ressautent sur scène. Non pas contre toutes attentes, car Superbobine a l’habitude de retrouver son titre préféré en dernier, c’est le titre « Time » qui clôture ce show avec brio. Ces 7 minutes de groove nous ont chauffé pour la soirée et ce fut une bonne chose de faite puisque nous n’avions plus qu’à affronter le froid pour rentrer dans nos chaumières, le rythme funky de Jungle ancré dans nos têtes. 

En live, leur premier album soul-funk, ne nécessite aucun reproche. Les 7 acolytes sont tous accordés à la perfection et quel résultat ! Pas de doutes, Tom et Josh sont faits pour la scène et espérons qu’ils y demeurent. Malgré cela, le seul bémol à préciser pourrait être le manque de lien crée avec le public qui nous a interpelé à la fin du concert.

Ceci dit, gardons le principal : Jungle envoie et sur ce point il n’y a rien à redire.

Léna Salat

 

 

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