Rock School Barbey – Isaac Delusion : Onirique mais vrai


Vendredi 28 novembre, le quatuor Isaac Delusion a soulevé la scène de la fameuse Rock School Barbey en nous offrant un concert bien plus à la hauteur de nos attentes.

_______________

_______________

Cette année, vous avez probablement entendu parler de ce groupe « vendeur de rêves ». Et si ce n’est pas le cas, ouvrez bien grand les yeux car Super Bobine compte bien éveiller votre curiosité. Isaac Delusion, c’est du rêve et une maîtrise presque parfaite. C’est Loïc au chant, Jules aux machines, Nicolas à la basse et Bastien au clavier : en bref, une association bien trouvée pour un mélange de genres et d’inspirations brillant. Leur premier album pop, electro, dance, transe, funk a marqué l’année 2014 par sa qualité de travail et sa richesse. Un album de rêves et de voyages, de notes qui nous échappent mais qui, surtout, nous emmènent loin, très loin.

Un public en cohésion, un groupe à la joie palpable et une émotion débordante : grosso modo, tous les éléments nécessaires à la réussite d’un concert étaient présents hier soir. Les vibrations constantes dans nos corps pendant une heure et demi de live se ressentent encore. Dès les premiers titres, l’émotion nous transcendait déjà. La douceur, pourtant puissante et perçante du chanteur Loïc, nous a rapidement laissé bouche bée dans un silence remarquable de la salle. Par moments, nous avions comme peur de nuire au concert dont l’intensité excellait. Donc, de premiers très bons aperçus mais surtout une soirée dont le maître mot s’est avéré être « surprise ». Autant vous dire que même si nous nous attendions à un très bon rendu live, nous n’avions pas imaginé être « taaaaaant » transportés. Une de leurs qualités ? Les titres interprétés l’étaient toujours différemment que sur leur album. Travail et talent confirmés ! Ils nous ont surpris plus d’une fois et l’enchantement se ressentait dans tout le public.

Au beau milieu du concert, nous avons compris pourquoi la première émotion transmise nous a paru presque pénible. D’après les propos de Loïc, le soir d’avant sur la scène du Connexion Live de Toulouse était le « concert du malheur » . Pourquoi ? Nous l’ignorons. Mais, une fois cette confession faite, cela crevait les yeux que ce concert raté les avait atteints. Habituellement, un public vient assister à un concert pour partager avec les artistes, mais aussi pour apprécier cet art en toute réalité, pour son bon plaisir. Pendant tout le reste du concert, nous étions finalement présents pour le quatuor, avec l’envie de leur rendre ce qu’ils nous donnaient. Ils devaient savoir à quel point ce moment était exceptionnel. Leurs sourires sont restés figés. Nous pouvions lire le bonheur sur leurs visages et étions capables de rester des heures de plus à continuer ce partage.

Vers 23h, et comme la tradition le veut, c’était parti pour un rappel deux chansons avant la fin. Elle s’est faite de toute beauté avec « Pandora’s box » mais surtout avec une pêche d’enfer. Tout au long du concert, l’énergie générale ne fut que croissante. Tous électrisés et absolument pas décidés à quitter nos marchands de sable, nous avons suivi les instructions : « Maintenant il va falloir bouger vos boules ! » lança Loïc. Obéissants (bien sur de tout cœur ; n’y voyez aucune soumission), nous étions même parfois soudainement arrosés de bière… mais c’était pour la bonne cause. Plus que quelques secondes de groove et de « kiff » (oui parce que c’était franchement le cas !) durant lesquelles le public s’est laissé porter une dernière fois, et déjà avec une certaine nostalgie.

En conclusion ? L’âme et l’histoire de la Rock School Barbey se sont encore enrichies. Et, en ce qui concerne Isaac Delusion, « c’est signé pour plusieurs albums », hallelujah !

« You touched me inside », et « si loin dans mon cœur » les gars. 

Par Léna Salat

Publicités