Coupe Davis 2014 : le sacre de la Suisse


Depuis jeudi, nous vous faisons vivre la 103ème finale de la Coupe Davis. Cette année, français et suisses s’affrontaient dans la quête au Saladier d’Argent. Après les deux premiers simples du vendredi, la France et la Suisse étaient à égalité (1-1) Stan Wawrinka avait pris le meilleur sur Jo-Wilfried Tsonga alors que Gaël Monfils s’était imposé face à Roger Federer.  A l’issue du double de samedi, la Suisse avait repris l’avantage en disposant de la paire Benneteau/Gasquet. Il ne leur restait plus qu’une seule marche à franchir celle du premier simple de cette ultime journée. 

Crédit photo : Corinne Dubreuil

Crédit photo : Corinne Dubreuil

Roger Federer en total démonstration 

Initialement prévu ce dimanche pour affronter Roger Federer, Jo-Wilfried Tsonga a confié ne pas être apte à disputer cette rencontre. Absent samedi du double, absent également de l’entraînement ce matin, Tsonga est remplacé au pied levé  par Richard Gasquet. 

A l’entrée des deux joueurs sur le terrain, rien n’était encore joué. Richard Gasquet devait impérativement s’imposer pour prolonger cette finale dans l’ultime simple. Le Français en était conscient et joue agressif d’emblée. Les échanges sont longs et il installe la diagonale revers ce qui a le don de faire craquer le numéro deux mondial. Les deux joueurs sont tendus, mais la pression penche plus du côté de Richard Gasquet. Le Biterrois est le premier à craquer dans cette rencontre. C’est au troisième jeu de la première manche qu’il commet la première erreur. Sur une balle trop courte, Federer en profite pour décroiser avec son coup droit. Le suisse prend la tête et déroule. Impérial au service et en démonstration dans les échanges, le Maestro nous livre un véritable récital. Aérien dans ses frappes de balles, plus véloce que Richard Gasquet, Roger Federer n’a laissé aucune chance à son adversaire. Facile dans tous les compartiments du jeu, Federer réussit tout ce qu’il entreprend : amortis, volées, revers long de ligne, coups droits croisés, à en devenir écœurant. Sur un dernier coup droit, Roger Federer s’impose et offre à la Suisse son premier Saladier d’Argent. Score final : 6-4, 6-2, 6-2.

Crédit photo : Paul Zimmer

Crédit photo : Paul Zimmer

Quel bilan peut-on dresser ? 

Il est indéniable que les suisses étaient dans un état second tout au long du weekend. Longtemps incertain, Roger Federer a porté haut et fort les couleurs de sa nation en compagnie de son coéquipier et ami Stan Wawrinka. En totale démonstration depuis vendredi, les suisses ont écœuré nos pauvres français qui se seront battus âprement, défendant corps et âme l’étendard tricolore. Cette année encore ça ne passe pas, comme en 2002, comme en 2010. A la différence de ces précédentes finales, aucune des rencontres ne furent accrochées, toutes facilement gagnées par Wawrinka, Federer et ne l’oublions pas par Gaël Monfils. La formule à méditer pour l’Equipe de France ne serait-elle pas tatouée au bras de Stan Wawrinka ? « Ever Treid. Ever Failed. No matter. Try again, Fail again, fail better ». 

Finalement, en Coupe Davis comme ailleurs, le tennis est un sport de raquette ou de méchants joueurs suisses viennent dérober les espoirs de nos Français, balayant par la même occasion tous ceux d’une nation. 

Par Mathieu Plestan

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