La semaine musicale #16


Hanni-El-Khatib

 

De Tahiti 80 qui revient nous voir après s’être perdu à Hanni El Khatib et son clair de lune en passant par the drums et leur savoir encyclopédique, la semaine musicale à réuni pour vous cette semaine la crème de la crème. Alors en avant pour les cinq découvertes, presque hebdomadaires, que vous propose Superbobine!

 

The drums, I can’t pretend

On les avait connu alors qu’ils voulaient aller surfer et ils étaient rapidement devenus les meilleurs amis de nos playlists tant on voulait adhérer au nouveau monde musical, qu’ils construisaient petit à petit. Depuis trois ans ont passé, trois ans durant lequel le groupe de Brooklyn a grandi, mûri pour passer du statut de révélation à celui de cador de la scène indie- pop américaine.
Loin d’être effrayés par ce nouveau statut, les quatre compères, emmenés par Jonathan Pierce au chant, entament l’élaboration de leur propre Encyclopedia, dont le premier volume vient de sortir ces derniers jours. Dans la lignée de leurs précédants albums le groupe déroule son savoir le long de quatorze morceaux qui feront trembler à coup sur wikipédia. On se quitte avec I can’t pretend, morceau au titre résolument modeste et qui peut prétendre à de grandes choses.

 

Tahiti 80, Missing

En ces temps où une carrière musicale et aussi fragile que du cristal de Bohème, le groupe Tahiti 80, originaire de Rouen, se place parmi ceux qui résistent à l’usure du temps. Depuis 1993, date ou Xavier Boyer, le chanteur, et Pedro Resende, le bassiste, commencent à composer sous le nom de Tahiti 80 jusqu’à aujourd’hui, le groupe à égrené 6 albums et plus d’une dizaine d’EP. De quoi vous placer comme un poids lourd de l’électro-pop française.
Ce sixième album, Ballroom, qui c’était déjà un peu dévoilé au début de l’été avec le délicieux morceau Crush !, tient au final toutes ses promesses. Pour ne que vous ne passiez à coté de ce bel album, on vous laisse avec Missing, qui hantera votre ipod ces prochains mois, à n’en pas douter.

 

Chvrches, Get away

Drive, film de Nicolas Widing Refn sorti en 2011, finira-t-il un jour dans l’oubli cinématographique ou restera-t-il pour longtemps comme l’emblème du cinéma de la fin des années 2000 ? Au vue du programme lancé par Ben Cooper, le boss de la chaine de radio BBC Radio 1, on pariera plus sur l’emblème. Sous ses ordres, Zone Lawe, un célèbre animateur britannique, s’est attelé à une nouvelle version de la bande originale du film qui propulsa Kavinsky et son célèbre Nightcall en haut des charts du monde entier.

Si l »on mesure l’ampleur du défi à la réécoute de la B.O. original du film, on se dit que BBC Radio 1 à mis toutes les chances de son côté pour tenter de surpasser son exemple. Foals, SBTRKT, Jon Hopkins ou encore Chvrches, dont le morceau Get away est disponible si dessous, ne seront pas de trop pour relever le défi. Malheureusement le visionnage du film avec la nouvelle bande originale ne sera disponible qu’à partir du 30 octobre après sa diffusion sur BBC 3. En attendant vous pouvez commencer ce nouveau voyage avec Get away.

 

Hanni El Khatib, Moonlight

« Je crois qu’il y a assez de détours et de bizarreries sur ce disque pour que les gens se demandent ce que j’ai pu fumer », voilà comment, en quelques mots bien présenter son nouvel album. Hanni El Khatib, ou HEK pour les intimes, n’en est pas à son coup d’essai. Depuis 2010, ce californien de 33 ans se fait un nom dans la scène du garage rock international. Particulièrement remarqué pour son second album Head in the dirt sorti en 2013, le chanteur-compositeur-interprète reviendra en 2015 avec son troisième album intitulé Moonlight.
Avant de pouvoir écouter toutes les bizarreries que recèle l’album, on peut se faire une première idée de l’objet avec le morceau Moonlight qui nous laisse envisager la suite des réjouissances avec une fébrile impatience.

 

Clockwork indigo,Butterfly effect

Voilà un morceau qui donne envie de sortir sa plus belle paire d’air max, son sweat à capuche et son pistolet (à bille) pour partir à l’abordage du rap game. Œuvre du collectif Clockwork Indigo, qui regroupe deux groupes de rap de Brooklyn, Butterfly effect fait partie du premier EP dévoilé ce week-end par le groupe lui-même.
A la croisée d’un rap enfermé dans ces clichés (sample à foison, voix de rappeurs venant de finir le plus gros joint ever,bruits de balles pour montrer qu’on est pas des marioles,…) et d’un rap plus indépendant (flow moins agressif et surtout chanson suffisamment construite pour donner envie d’être écouter jusqu’à la fin), ce morceau se révèle au final une bonne surprise auditive.
Si votre cœur de gansta bat pour ce genre de bons artistes, sachez qu’ils seront en tournée prochainement… et avec un peu de chance ça sera près de chez vous !

 

Guillaume Fournier

Publicités