FIFIB 2014 – Séance Spéciale – « Gaby Baby Doll » vaut-il le coup ?


 Le FIFIB, ce n’est pas seulement des rétrospectives, des films en compétition. Ce sont aussi des séances spéciales. Outre les « Cartes Blanches » attribuées à Marie Losier, Brice Dellsperger,la Semaine Surréaliste, ou même Arte, les séances spéciales sont aussi des projections de films que l’on pourrait tout bonnement qualifier de « hors-compétition ».  Gaby Baby Doll, le nouveau film de Sophie Letourneur (Les Coquillettes, Le Marin Masqué) en fait partie. Vaut-il le coup ? Super Bobine vous donne sa réponse…

586003_jpg-r_640_600-b_1_D6D6D6-f_jpg-q_x-xxyxx

Crédit Photo : Shellac

De quoi ça parle ?

Gaby, on ne devrait pas la laisser seule la nuit. Or, c’est justement ce que fait Vincent, son petit ami, pour mettre son amour à l’épreuve. Elle a pourtant du mal à contrarier sa nature et, a vite fait d’épuiser la patience des gars du village. Mais cette histoire abrite un autre personnage : Nicolas, gardien du château, et c’est vers cet ermite misanthrope, cet expert en solitude, que Gaby choisit de se tourner – quitte à le détourner de son cher chemin.

Que faut-il en penser ?

Gaby Baby Doll, c’est le p’tit film à la française sans grande prétention, qui n’a d’autre but que de détendre le spectateur par son atmosphère imprégnée de bons sentiments. Avec son ton léger dans un récit prévisible dès la première seconde mais très vite rattrapé par son aspect sympathique ou mignonnet, l’oeuvre de Sophie Letourneur emmène le spectateur dans un univers qui se veut sans artifice. Une image de la campagne d’ailleurs, qui n’est plus vraiment celle de 2014, ou du moins, qui manque d’une lègère touche de réalisme.

Le plus intérressant, le lien entre une fille aux allures déjantées, chiante mais attachante qui ne peut pas rester toute seule une seule seconde, et cet homme « ermitte » qui veut qu’on lui foute la paix. Pendant que l’une est trop enclin à la société, l’autre préfère rester en dehors de ce monde. Un homme au double visage, qui aurait sans doute mérité que l’on se penche d’un peu plus près sur sa psychologie… car Gaby Baby Doll manque de profondeur : l’idée était originale, mais son résultat à l’écran la rend creuse et vide d’intérêt. Dommage.

Si l’on excepte son histoire plate, sans relief et répétitive, la mise en scène maladroite, on peut néanmoins y trouver son compte ci et là, en admettant le côté plaisant et parfois un peu foldingue du film. Bien que certaines sècnes légèrement tirées par les cheveux laissent le spectateur dans une perplexité des plus profondes, d’autres prêtent à sourire. Mais bien malheureusement, cela n’efface pas la légère amertume que le spectateur garde, au générique de fin…

Par Yohann Sed

Publicités