FIFIB 2014 – Film en Compétition – « LISTEN UP PHILIP »


Super Bobine s’est levé tôt ce matin pour découvrir Listen Up Phillip, autre film en compétition. A-t-il toutes ses chances pour convaincre les membres du jury ? Voici l’avis du site Web étudiant le plus cool de Bordeaux .new-york-film-festival-2014-listen-up-philip-movie-review-jason-schwartzman-in-listen-up-philip

De quoi ça parle ?

Phillip est nerveux à l’approche de la sortie de son roman, pour lequel il rechigne à assurer la promotion. Enervé par l’environnement, ses responsabilités, et la détérioration de sa relation avec sa petite amie Ashley, il accepte l’invitation de son idole, Ike Zimmerman, dans sa maison d’été où il espère se ressourcer.

Qu’est ce qu’on en pense ?

Le film commence… et paf ! En un tour de magie dont seul le cinéma en connait le secret, le spectateur se retrouve très vite convaincu par Listen Up Philip. Elégance de la mise en scène, voix-off maligne et dialogues subtils agrémentés d’un humour… nonchalant ? Un peu à l’image de ce Philipp justement, un poil antipathique, légèrement agaçant sur les bords, mais attachant quand même. Listen Up  Phillip arrête le temps, nous fait planer dans un univers purement et avant tout psychologique.

En fait, Listen Up  Philip brise la sphère de la vie privée pour nous témoigner de l’intimité de son principal protagoniste. Plus clairement, il en dresse son portrait… pendant deux heures. Promotion d’un nouveau livre, état d’esprit d’un jeune écrivain, vie sentimentale, amitié, et la solitude…Un grand portrait, parfois interrompu par celui d’autres personnages, en lien avec la vie de Phillip. Qui ne comprend pas ses erreurs, qui ne se rend pas compte de son comportement, jusqu’à ce que la réalité des choses prenne le dessus : c’est à ce moment précisément qu’il apprend de tout cela, et qu’au même moment le spectateur lui dit au revoir. La complexité de sa psychologie fait la force de la nouvelle œuvre de Alex Ross Perry. La justesse de Jason Schwartzmann (Moonrise Kingdom) et la classe à l’anglaise de Jonathan Pryce (Brazil) participent également de la réussite du film.

Petit hic tout de même. Les trente premières minutes sont amusantes, la première heure reste sympathique… le reste un peu longuet, non ? Au grand damne du spectateur, Listen Up Philip ne décolle pas comme il aurait pu l’espérer, de par sa structure bien plus littéraire que cinématographique. Un clin d’oeil à son thème central ? Sans doute. Mais peut-être aussi une grosse faiblesse pour certains. Dommage, car Listen Up Philip était à deux doigts d’être 100% efficace. Il le l’est « qu’à » 99%…

Par Yohann Sed

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