La semaine musicale, #15


 

Après une rentrée musicale marquée par la sortie de quelques mastodontes du disque, la semaine musicale vous propose sa sélection des cinq albums à ne pas rater. Méconnus ou peu médiatisés, ils n’ont pas fait les unes des magazines, alors qu’ils y auraient droit. Heureusement Super Bobine veille au grain !

monogrenade

Chapelier Fou, La guerre des nombres

On en avait déjà parlé précédemment à l’occasion de la diffusion de Tea tea tea, le Chapelier Fou est de retour ! C’est courant de la semaine dernière que le troisième album, Deltas, de Louis Warynski, alias chapelier fou, fût enfin dévoilé après de longues semaines d’attente. A l’écoute des premiers morceaux de ce nouvel album, deux ans après 613, une chose s’impose à nos oreilles, le chapelier n’a rien perdu de sa folie et continue de jongler entre les divers styles musicaux comme il sait si bien le faire.
Si les fans de la première heure ne seront pas déçus par cette nouvelle fournée, certains septiques pourraient avancer l’idée que ce mélange des genres rend l’ensemble assez indigeste… Pour vous faire votre propre avis, on vous propose La guerre des nombres, morceau d’une grande fluidité ou l’on voyage entre beats et piano et rien que pour ça on dit chapeau l’artiste !

 

 

Moodoid, De folie pure

18 aout, dans l’indifférence générale de l’ensemble des chroniqueurs de Super Bobine, bien trop occupé à la rédaction d’articles tous meilleurs les uns que les autres, le premier album de Moodoid, Le Monde Moo, sort.
Pourtant au fil des semaines, impossible de passer à coté, ce groupe originaire de Paris ne cesse de faire parler de lui. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste le constat est là, la musique produite par les quatre musiciens qui forment Moodoid ne laissent pas insensible. Dans le courant d’une nouvelle vague de la chanson française où la chanson se doit d’être chantée en français, Moodoid se fait une place. La première écoute est pourtant ardue et il faut du courage pour pouvoir écouter l’album en entier. Mais les écoutes suivantes permettent de faire ressortir les différentes subtilités perdues dans la frénésie musicale qui rythme toutes les chansons du groupe repéré lors des concerts les inrocks lab. Alors vous aussi entrez dans Le Monde Moo, vous verrez c’est de la folie pure !

Bob Moses, Grâce

A l’instar de l’électro-pop française, les Canadiens ont le vent en poupe ! En attendant la sortie du prochain album de Caribou, Our Love, qui ne devrait plus tarder, c’est le groupe Bob Moses qui fait l’une des sensations de la rentrée avec leur maxi First to cry, paru sur le label Domino, excusé du peu !
Formé sur les bans d’un lycée de Vancouver, ce groupe à mis longtemps à faire parler de lui outre-Atlantique, mais le morceau Grâce à suffit à réparer cette erreur durant l’été. Même si à l’écoute la ressemblance avec le groupe Darkside, dont on vous à déjà parlé dans les semaines musicales précédentes, est flagrante, les deux canadiens apportent un côté positif qui manquait au groupe de Nicolas Jaar et David Harrington. En attendant des nouvelles très prochainement rendons Grâce à Bob Moses avec l’écoute de ce morceau.

 

Vashti Bunyan, Across the water

Comme le monde cinématographique ou littéraire, le monde musical a parfois tendance à se focaliser sur certains artistes au détriment d’autres et de tourner un peu en rond. Pour briser cette omerta, Super Bobine n’hésite pas à vous parler d’une des grandes oubliées de cette rentrée, Vashti Bunyan.
Il faut dire que cette anglaise à fuit la célébrité qui lui été pourtant promise en 1970 à la sortie de son premier, et déjà majestueux, album, Just another diamond day. Parti en exil sur les routes, c’est en 2005 qu’elle réapparait musicalement avec son second album, 35 ans plus tard, Lookaftering. Heureusement pour nous il n’aura pas fallut attendre 35 années supplémentaire pour réentendre la si douce voix de Vashti Bunyan. Elle nous livre avec son troisième album Heartleap, un moment de poésie qui dure dix chansons ou entre rêve et réalité on se laisse emporter par la fragile voix de la chanteuse. Alors pour tout ça, merci Vashti Bunyan.

Monogrenade, Composite

Pour finir cette semaine musicale retournons au Canada mais côté Québécois cette fois avec le groupe Monogrenade qui vient de sortir son second album, Composite. Trois ans après le succès de Tantale, les six artistes, emmenés par Jean-Michel Pigeon au chant, reviennent avec un album plus lunaire que jamais. Cohérent du début à la fin, l’album suit la chronique de l’être humain et son rapport avec l’intersidéral, tout un programme !
Au final les québécois livrent un album solide, quoiqu’un peu linéaire, à qui il ne manque pas beaucoup pour devenir l’un des grands albums de cette rentrée. Consolons-nous avec un extrait de Composite, qui nous promet un aller simple pour Métropolis.

 

Par Guillaume Fournier

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