On y était : Agora 2014, jour 2


IMG_4461Vue, un peu lointaine, du ballet des grues. 

Après une journée inaugurale passée à la découverte du Hangar 14 et des mille et une merveilles qui y était exposées, place, ce vendredi aux autres terrains d’actions d’Agora. Même si le Hangar reste incontournable, ne serait-ce que pour faire un jeu de l’oie géant…

La notion d’espace public, thème principal de cette édition d’Agora, a fait des émules partout en ville, notamment dans l’arrière-cour du musée des arts décoratifs. Situé à deux pas de l’Hôtel de Ville, cet ancien hôtel particulier a ouvert ses portes à Vera et Ruedi Baur afin d’investir cette arrière-cour du musée, qui fait la jonction entre le musée et sa réserve. Pour ce faire, les grilles donnant sur la rue ont, pour la première fois, étaient ouvertes afin de laisser les riverains revenir dans cet endroit secret. Ce nouvel accès a aussi permis la mise en place de l’installation de Ruedi Baur, d’un immense rouleau où sont écrits toutes les hypothèses de reconversions pour ce passage entre le musée des arts décoratifs et ce qui sera peut-être un jour le musée du design. Afin d’ouvrir le dialogue, 8 séances de réflexions sont mises en place dont les deux dernières samedi de 17h à 19h et dz 19h à 21h. La fin de cette installation éphémère surviendra dimanche après un échange de conclusions sur les différentes hypothèses pour la reconversion de ce lieu secret, qui aura lieu de 14 à 15h.

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Installation dans l’arrière cour du musée des arts décoratifs

Après cette escapade un peu hors du temps, cap au CAPC musée d’art contemporain, oui comme l’arrêt de tram. Ici, plus question d’endroit secret ou sous-exploité puisque l’entrepôt lainé, où s’est installé le musée depuis maintenant 40 ans, s’est imposé comme un lieu incontournable de la vie culturelle bordelaise. Au niveau de l’architecture, le musée n’est pas en reste puisqu’il abrite Arc en rêve, un centre d’architecture qui est un partenaire fidèle d’Agora. Mais en relation avec les 50 ans du jumelage des villes de Bordeaux et Los Angeles, un cycle de conférences autour de l’espace public à Los Angeles à été organisé. On y a appris que L.A. est une capitale du siècle passé car elle a dû résoudre des questions en rapport avec les avancées technologiques de ce siècle, comme le rapport entre l’image et la réalité ou encore la place de la voiture dans la ville. Il en ressort que cette ville est unique, bien loin des standards architecturaux européens.

« Le stade est beau, élegant, simple, bref il est bordelais » 

Pour ce remettre d’une telle activité cérébrale et avant le discours de M. Juppé sur le nouveau stade à Bordeaux-Lac, les chroniqueurs de Super Bobine n’ont pas hésité à braver tous les carcans du savoir vivre pour s’adonner à une partie de jeu de l’oie géante au vue et au su de tous. C’est sous les hourras d’un public déchainé que votre chroniqueur préféré a fini par l’emporter à l’arraché. Joie de courte durée, le temps de s’apercevoir que tous les applaudissements étaient destinés à un autre grand joueur de jeu de l’oie en la personne du Maire de Bordeaux Alain Juppé. Venu pour défendre son projet en compagnie de l’architecte du stade, la conférence a fini de convaincre les plus septiques sur l’utilité d’un tel stade et de son apport dans l’espace public bordelais.

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La conférence d’Alain Juppé accompagné de Jacques Herzog et Alain-Gérard Slama au Hangar 14

Après cette petite incartade sur le programme initial, et malgré les appels insistants d’une terrasse qui avait l’air fort agréable, il était temps de quitter le Hangar 14 pour se replonger dans les autres espaces investis par Agora en ville. La balade ne fût pas bien longue puisque juste en face du Hangar l’association Enquête était en quête de réponses à la question : au pire qu’est ce qu’on risque ? Pour trouver la réponse l’association avait mis en place des débats, des concerts mais aussi des livres ou encore une cabine téléphonique permettant aux passants de prendre des selfies à poil, tout un programme… Cette manifestation qui se déroule jusqu’à samedi 14 heures, pose la question de savoir à qui appartient l’espace public mais aussi cherche à questionner le rapport entre l’espace public et les risques.

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Les diverses installations pour enquête en quête

Même si la réponse n’est pas encore trouvée, et ce n’est pas faute d’avoir approfondi la question, il était déjà temps de se diriger vers les bassins à flots pour finir la journée sur une note poétique avec le ballet des grues des bassins à flots. Elles nous ont offert quinze minutes d’un spectacle de sons et lumières dans l’espace en pleine construction que sont les bassins à flot. Remercions chaleureusement la boite de nuit le H36 qui avait oublié d’éteindre son enseigne, ce qui à quelque peu entamé la prestation finale. 

Pour finir, top trois des activités à faire ce samedi dans le cadre d’Agora :
–     Se rendre à la remise des cinq prix Agora à 16h.
–     Découvrir le quai de Brazza sur le rail à 19h 30 au Quai de Brazza
–     Passer une nuit blanche grâce au cinéma et au FIFIB à partir de 21h30 au quai des Queyries

Par Guillaume Fournier

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