Timothée Levi, un artiste qui fait du bien à vos oreilles


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Du talent ! C’est ce que recherche avant tout Super Bobine et cela tombe bien, car l’artiste que l’on vous propose n’en manque pas ! Cet artiste, c’est Timothée Levi. Ce nom ne vous dit sans doute rien du tout, mais retenez-le bien, vous pourriez en entendre reparler…

Les chansons de Timothée Levi, elles sentent la sincérité, la simplicité, la réussite et l’envie de partager des moments (ou souvenirs ?) heureux avec un public. Il n’est donc point étonnant que cet artiste de qualité – qui se produit en divers points de la capitale française mais aussi à Bruxelles, Bordeaux, Poitiers pour ne citer que ces trois villes – fut choisi pour la première partie de Natasha St Pier, sur la mythique scène de… l’Olympia !

Pour ceux qui n’ont pas l’occasion de le rencontrer afin de l’entendre en live, pas de panique ! Vous pouvez vous procurer son EP sorti en janvier 2014, ce qui vous permettra d’avoir Timothée Levi tout le temps prêt de vous : sur votre chaine hi-fi ou votre ordinateur, dans la salle de bain, dans la voiture, ou autres endroits tous aussi convenables pour savourer de la musique.

Le petit problème avec Super Bobine est le fait que l’on ne sache pas TOUT au sujet de Timothée Levi. Le seul moyen qu’en connaitre un peu plus sur ce brillant chanteur est en somme tout bête : lui poser quelques questions…

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1/ Parlons un petit peu de vous… Depuis quand est né cet amour pour la musique, le chant ?

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Ma passion pour la musique est survenue sur le tard. Elle a un peu remplacé une autre passion : le Karaté, que je pratique toujours d’ailleurs. J’y trouve beaucoup de similitudes, dans l’exigence du perfectionnement, la connaissance et la maîtrise de soi, le rapport au corps, à l’organique.

C’est vers 16 ans que j’ai commencé à jouer de la guitare, sur la plage en vacances avec les copains pour commencer, puis en groupe très vite, avec des scènes même si au début je ne savais pas jouer, et je chantais très mal. J’avais l’envie, j’étais mordu

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2/ Si vous aviez à vous définir, que diriez-vous ? En d’autres termes, « Timothée Levi », c’est qui ? Quel est son univers musical ?

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Me définir…. haha ! Et bien je dirai que je suis un type sain, la tête sur les épaules et des envies plein les yeux. J’aime réfléchir. C’est aussi pour ça que j’ai poursuivi mes études jusqu’à mon Master en école de commerce à Kedge BS.

levi23Je n’ai pas « choisi » de plonger dans le monde pro de la musique, c’est comme si ça m’avait été imposé. J’étais trop accroc, et j’en suis trop dépendant de ça maintenant. Au début c’était une passion, aujourd’hui c’est plus que ça, c’est un défi, c’est presque de l’orgueil. J’ai trop donné pour reculer, et je ne suis pas le seul dans ce cas autour de moi.

On pourrait définir mon univers musical comme Folk-Rock-Pop, en français. J’ai toujours beaucoup écouté Damien Saez, et le public connaisseur ne s’y trompe pas. En français je citerai aussi Noir Désir, -M-. J’aime beaucoup Ben Harper, Damien Rice, Sia, Dire Straits. Les chansons et sonorités qui me parlent sont celles qui évoquent des sentiments, des images, pas forcément directement d’ailleurs.

Dans la folk, quand on ferme les yeux, je m’imagine au soleil enfin, sur une plage ou sur une route, je sens l’odeur des pins, le vent, ou bien à d’autre moment le froid, l’hiver la montagne, qui pour moi n’est jamais loin de la sensation de glisse et de liberté puisque je ne connais ces choses-là que part mes quelques virées de Snowboard que je ne m’octroie plus vraiment ces temps-ci d’ailleurs. Voilà pourquoi j’aime cette musique, elle me parle, et c’est lié à des souvenirs forts. Si quand je ferme les yeux je vois une pièce blanche où tout est propre, tout est parfait, tout est incroyablement impersonnel, c’est que la musique n’est pas pour moi.

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3/ Maintenant que votre premier EP est sorti (depuis janvier précisément), que comptez-vous bien faire ?! Avez-vous des projets pour un nouvel EP, voire Album ? des concerts en perspective ?

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L’EP de Janvier « Entre nous il y a du cœur » s’écoule bien et a permis de concrétiser un travail de longue haleine en 2013. Désormais je suis déjà penché sur la suite et des enregistrements sont en cours, en collaboration constante avec Hugo Marcus qui m’apporte sa grande expertise sur les arrangements.

Pour l’instant un album n’est pas d’actualité pour 2014, l’idée c’est vraiment de composer et d’enregistrer tous les titres qui me semblent pertinents, ensuite viendra le temps de la réflexion et réunir (ou non) tout ceci au sein d’un disque. Peut-être un nouvel EP, c’est envisageable et ce sera probablement le cas pour septembre.

Au sujet des concerts, j’ai la chance et le bonheur d’être accompagné de musiciens fabuleux, dont Hugo Marcus bien sûr (guitare), Virgile Carlsson (Batterie), Anouar con Fuoco (Basse) et Emmeline Planche (Violoncelle). Nous avons beaucoup joué début 2014 avec la sortie de l’EP au Bus Palladium, où le public était au rendez-vous. Aussi souvent au Bateau El Alamein à Paris un lieu atypique merveilleux que j’apprécie énormément, aussi pour leur respect des artistes. Nous avons tourné dans plusieurs villes de France comme Lille, Soissons, Reims, Troyes, Poitiers, … et même en Belgique à Bruxelles !

C’est vraiment un plaisir de pouvoir jouer sur scène et rencontrer son public, faire le métier en somme. Et puis même si j’adore le studio, où l’on peut vraiment préciser les chansons et l’univers, la scène reste un vrai lieu où des moments un peu magique surviennent.

J’étais à Bordeaux en concert et à RTL2 mi-juin notamment le 14 à St-Emilion, et nous préparons une tournée d’environ 3 semaines au mois de Juillet… que du bonheur !

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4/ Vous avez fait la première partie de Natasha Saint-Pier dans la mythique scène de l’Olympia. Que gardez-vous de ce moment ?

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C’est partagé. C’était assez irréel de pouvoir fouler cette scène mythique devant autant de monde. De dire à mes proches que j’allais y jouer, toutes ces choses-là….

J’y ai aussi découvert un métier dur, parfois fermé et inaccessible. Un lieu où tous les coups sont permis, et où les passions l’emportent souvent sur la raison. J’ai compris qu’il fallait absolument bien s’entourer de personnes de confiance pour avancer durablement dans la bonne direction. Et ce n’est pas si simple.

Après personnellement je relativise assez vite vis-à-vis d’un événement important. Jouer au pub du coin ou à l’Olympia, devant 20 personnes ou 2000… quelque part ça ne change rien pour mon plaisir. Il s’agit de jouer les chansons, de les ressentir dans mon corps, encore une fois c’est organique. L’attention du public compte, mais même une seule personne attentive suffit.

Le plus de l’Olympia, c’est au niveau du symbole, du public et de France Bleu 107.1 qui m’y invitait et m’interviewait sur scène. Tout ça c’est trop fort, et ça s’appelle je crois la reconnaissance. Et c’est vrai qu’à mon stade où tout reste à prouver, ça fait beaucoup de bien.olympia

Merci Timothée Levi !

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