Oh my « GODzilla » ! le remake monstrueux


Depuis sa première apparition en 1954, le dinosaure atomique n’en finit plus de resurgir de ses flammes radioactives, après bon nombre d’adaptations de plus ou moins bonnes qualités dont la première relecture par Hollywood, de Roland Emmerich. Le réalisateur Gareth Edwards a qui l’on doit le long métrage Monsters se retrouve ici  à la tête de cette nouvelle version porteuse de promesses. Mais qu’en est-il réellement ?

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Produit par la Warner co-écrit par David Goyer, – Max Borenstein, Dave Callaham et Frank Darabont qui ont successivement travaillé sur le script du film. Godzilla version 2014 ne nous surprend pas par son intrigue qui demeure tout aussi complexe que celle des autres adaptations, en somme l’irruption d’un monstre ravageant une mégalopole. Tenu par un casting  réunissant a l’écran  Aaron Taylor-Johnson (Kick-Ass), Elizabeth Olsen, Juliette Binoche, Ken Watanabe ou encore Bryan Cranston, le film raconte l’histoire d’un physicien nucléaire Joseph Brody campé par Bryan Cranston qui  enquête sur de mystérieux phénomènes qui ont eu  lieu au Japon. Quinze ans après un incident qui a irradié la région de Tokyo et déchiré sa propre famille, refusant de s’en tenir à la version officielle, le scientifique revient sur les lieux du drame accompagné par son fils Ford (Aaron Taylor Johnson), soldat dans la Navy. Ils découvrent que les incidents ne sont pas liés à une catastrophe naturelle, mais à des monstres réveillés par des essais nucléaires dans le Pacifique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.

A la vision de ce film on ne peut que constater que Gareth Edwards ne se livre pas à la surexposition immédiate d’effets spéciaux spectaculaires. Ses monstres restent longtemps dans l’ombre, objets de mystère, ils laissent l’imagination du spectateur vagabonder, et il le récompense lorsque enfin apparaissent les monstres. Maître dans l’art de la retenue, Edwards cultive le hors-champ. Comme dans Monsters, l’Humain prime d’ailleurs systématiquement, et c’est à travers leurs yeux que se vit le drame. Les monstres  en eux-mêmes sont  tout simplement sublimes. Godzilla respecte la morphologie originelle dessinée par Inoshiro Honda et Eiji Tsuburaya, et se déchaîne dans des séquences pour le moins spectaculaire, il faut d’ailleurs y voir un hommage fait aux  premières adaptations. GODZILLA brille aussi de par son ambiance inquiétante de bout en bout. Les personnages évoluant dans un environnement hostile, l’inquiétude est ainsi renforcée chez le  spectateur. Cependant Godzilla n’est pas exempt de défauts, le scénario  reste un peu facile de par son aspect conventionnel et  bon nombre d’incohérences viennent jalonner le récit notamment autour de la radioactivité, le film traîne également parfois en longueur, mais demeure malgré tout un bon divertissement. En ce sens godzilla est un blockbuster à ranger à part, car il ne brille pas par son rythme.

Ainsi le film répond à  certaines attentes pour les puristes mais peut se révéler comme une déception pour certains spectateurs friands d’action.

Par  Henry Schontz

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