Une semaine musicale #9


Frankie+Knuckles+Hurts+

Semaine musicale exceptionnelle pour cette neuvième fournée ! Un article écrit à quatre mains présentant toujours cinq actualités musicales pour un maximum de plaisir. Dégustez bien, c’est Super Bobine qui régale !

 

Lana Del Rey, Meet Me In The Pale Moonlight

Celle qui a illuminé l’année 2012 avec son album à succès Born To Die, vendu à plus de cinq millions d’exemplaires, s’apprête à faire son retour avec un troisième opus intitulé Ultraviolence. Annoncé initialement pour le 1er mai, cette nouvelle galette à laquelle participera Dan Auerbach des Black Keys ne verra finalement pas le jour avant la rentrée prochaine. Triste nouvelle certes, mais gageons que la chanteuse mettra à profit cette longue attente pour nous concocter un met de qualité. En tout cas, elle, ne tarit pas d’éloges sur son nouveau bébé qu’elle considère comme nettement supérieur à son prédécesseur.
En attendant confirmation, une chute de studio vient, une nouvelle fois, de parvenir jusqu’à nous. Un titre plus funky qu’à l’accoutumée qui vient s’ajouter à la longue liste d’unreleased tracks parues ces derniers mois. Issu des sessions studio d’Ultraviolence, Meet Me In The Pale Moonlight devrait vous permettre de patienter bien sagement avant l’arrivée du premier single « West Coast » annoncée comme imminente.
– Rémy Paurion –

 

 

Sohn, Artifice

Au temps où les exportations d’un pays sont le baromètre de sa vitalité et de son état, on peut dire que, musicalement parlant, l’Angleterre va bien ! Ayant déménagé en Autriche depuis 2010 pour fuir le confinement de son petit studio londonien, Sohn est parti valser dans sa nouvelle ville, Vienne. C’est donc au bord du Danube que depuis quatre ans le compositeur d’une electro un rien psyché, s’épanouit. Signé sur le prestigieux label anglais 4AD, ce jeune loup de l’electro sort ces jours-ci son premier album Tremors.
À l’écoute de cet album, et en se laissant bercer par la voix cristalline de celui qui en plus de composer chante, on voit une grande place laissé à la contemplation loin du tumulte et des tensions urbaines. La comparaison avec James Blake peut paraître flatteuse, mais s’impose d’elle-même tant les similitudes sont flagrantes. La preuve avec ce morceau qui est tout sauf un artifice !

 

 

Joke, Majeur en l’air

2 juin 2014, le rendez-vous est pris. Auteur de deux premiers EP qualitatifs à souhait, Kyoto et Tokyo successivement en 2012 et 2013, le rappeur de MTP aura à cœur, ce jour-là, de confirmer son rang de jeune MC prometteur avec la sortie d’un premier album baptisé Ateyaba. Un projet estampillé Def Jam et qui permettra au Montpelliérain de faire son entrée officielle dans la cour des grands.
En attendant, la promotion continue de tourner à plein régime. En effet, le rappeur nous fait grâce d’un nouvel extrait et pas des moindres puisqu’il s’agit, enfin, du premier single. Après  Miley  et son ode au minou de l’ex-Hannah Montana puis Sphinx en compagnie des poids lourds Rim’K et Seth Gueko, Joke nous gratifie d’un Majeur en l’air agrémenté d’un traitement visuel signé Nathalie Canguilhem. Un bon moyen pour le jeune prince du rap français d’accentuer sa visibilité jusqu’à sa consécration, pourquoi pas, en juin prochain. Alors, convaincus ? – Rémy Paurion –

 

 

Todd Terje, Delorean Dynamite

Voilà le pas est franchi, le cliché est cassé, contre toute attente, les Norvégiens savent faire de l’electro ! C’est Todd Terje qui avec son premier album It’s Album Time nous met à la page et on lui dit merci ! Déjà remarqué grâce à plusieurs remix, c’est l’année dernière qu’il se taille une réputation dans le monde de l’electro avec deux EP Lanzarote et Stanbar. Dès lors l’annonce du premier album de Todd Olsen, mieux connu sous le nom de Todd Terje, fait vibrer d’impatience tous les fans d’electro.
Ce premier album est à la hauteur des attentes placées en lui-même si on peut constater que certaines chansons sont moins dansantes et plus mélancoliques que ce à quoi le natif de Mjødalen nous avait habitués. On se quitte avec un extrait de l’album qui risque de revenir souvent dans la playlist de vos soirées d’été.

 

 

Frankie Knukles, Your Love

La House vient de perdre son père. Francis Warren Nicholls, plus connu sous le nom de Frankie Knukles, s’est éteint le lundi 31 mars dernier des suites de complications liées à son diabète, il avait 59 ans.
Originaire du Bronx, « le parrain de la house » grandit à New York où il commence à mixer à 18 ans dans un sauna avec son pote, Larry Levan. Il profite de la fin du mouvement Disco à la fin des années 70 pour promouvoir un nouveau style de musique, la House. Engagé en 1979 pour faire l’ouverture du club Le Warehouse à Chicago, il adapte le Disco à sa sauce en superposant les morceaux, en accélérant le tempo ou encore en y ajoutant des sons issus d’instruments électroniques. Comme cette nouvelle musique ne se joue qu’au Warehouse, on l’appellera la House. S’en suit une carrière internationale fulgurante qui le propulse père fondateur d’un des courants dominants de la musique contemporaine. S’il a produit une pluie de hits tous plus incontournables le uns que les autres, le plus connu reste Your Love. Comme cadeau d’adieu, Frankie nous offre sept minutes de bonheur et on l’en remercie du fond du cœur.

 

 

– Guillaume Fournier
(sauf pour les articles sur Joke et Lana Del Rey qui furent exécutés par Mr. Rémy Paurion que je remercie pour son aide)  

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