Captain America : le soldat de l’hiver – Chris Evans comme on l’aime !


Après Captain America : First Avenger (2011), la bannière étoilée revient faire le ménage au sein du SHIELD, armé de son indémodable bouclier. Pour l’épauler, le capitaine Rogers peut compter sur Black Widow, la plus séduisante des veuves noires (Scarlett Johansson) ainsi que sur Falcon. Ce dernier troque son arc, ses flèches et son carquois  (Avengers) pour des ailes mécaniques lui permettant de voler (pratique lorsqu’on s’appelle « le faucon »).

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Ayant intégré le SHIELD pour les nobles causes que l’on connaît : défendre le faible et l’opprimé, protéger le monde de toute menace apocalyptique (toujours les mêmes sentiers battus), Captain America se voit confronté à des péripéties pour le moins inattendues. En effet, le SHIELD est infiltré de l’intérieur par un organisme bien connu de notre héros… Afin d’éviter que le monde ne sombre dans le chaos, la méfiance exacerbée est de rigueur car celui qui était un ami hier est susceptible d’orchestrer un complot visant à éradiquer des millions d’individus de notre planète…

 Comme à l’accoutumée, Chris Evans offre une excellente prestation dans la peau du super-soldat qu’il a déjà incarné deux fois auparavant. Un rôle qui lui est taillé sur mesure. Si le premier volet avait laissé un goût mitigé dans la bouche des fans, cet opus devrait balayer leur éventuelle amertume. En effet, la bande-annonce peu attirante ne reflète que partiellement la perception du film, ce fut donc une agréable surprise de voir une suite surpasser son aîné (cas suffisamment rare pour être souligné). Les studios Marvel ont voulu miser sur la dimension spectaculaire du film, et c’est réussi : c’est un Captain America charismatique qui monte sur le ring, pour notre plus grand plaisir.

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 Néanmoins, le film ne mérite pas de faire l’objet d’un panégyrique. Il faut avouer qu’à l’instar du premier volet, l’idéologie qui en émane paraît quelque peu déplorable : les Américains libérateurs, vertueux, luttant corps et âme contre les « vilains nazis ». Le premier opus de 2011, se déroulant pendant la Seconde Guerre Mondiale, comportait ce fil conducteur avec pour méchant numéro 1 « Crâne rouge » (ne nous attardons pas sur l’originalité douteuse de ce nom). En l’occurrence, point de portrait aussi manichéen même si une menace nazie en 2014 semble très caricaturale.

Pour les puristes, signalons que la VF de Chris Evans n’est pas la même que dans ses précédentes apparitions dans le rôle du Captain. Nul doute que cette nouvelle voix ne risque d’être décriée par les fans.

Naturellement, Captain America : le soldat de l’hiver a davantage vocation à en mettre plein la vue aux spectateurs et remplir les caisses des studios Marvel que de s’inscrire dans le patrimoine cinématographique mondial. Le film répond en tout cas aux attentes de ceux qui souhaitaient une revalorisation du héros à la bannière étoilée, à l’heure où Iron Man et Thor se taillent la part du lion. Quoi qu’il en soit, on ne se dit qu’une chose en sortant de la salle : le troisième volet paraît inéluctable…

Par Léo Gourgues

Source images : toutlecine.com

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