C’est (pas) compliqué avec Manu Payet, Anaïs Demoustier et Rodolphe Lauga


Il est beau, il a de l’humour, il a tout pour plaire. Pourtant, pour ce qui est de sa situation amoureuse, c’est compliqué. Manu Payet revient dans les salles obscures le 19 mars pour nous dévoiler sa toute première réalisation. Et puisqu’il a osé s’aventurer dans les cinémas bordelais avec son co-réalisateur Rodolphe Lauga et  la talentueuse et non moins charmante Anaïs Demoustier, Super Bobine en a bien profité pour en savoir un peu plus sur ce film…

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Situation Amoureuse : c’est compliqué est l’histoire d’un trentenaire (Manu Payet) prêt à se marier avec bien aimée (Anais Demoustier).    Mais – Comble du malheur ! – la fille qu’il a tant admiré lorsqu’il était au collège (Emmanuelle Chriqui)  débarque et lui fait une fois de plus tourner la tête… Comment résister ? Que faire face à cette situation ? Mais surtout, lequel des deux réalisateurs a voulu mettre sur grand écran le thème du premier amour ?  « Le plus traumatisé des deux, c’est-à-dire moi », a répondu Manu Payet. Comme il aime le rappeler, tout le monde a connu cette fille, la plus belle du collège, faisant craquer tous les garçons, mais qui ne les captait même pas. C’est un « souvenir doux », et l’on se demande « ce qu’elle devient », a-t-elle des enfants ? Est-elle mariée ? « On se souvient toujours d’un nom du passé, dans un coin de la tête ». Manu Payet a donc voulu écrire, réaliser et jouer une histoire en se demandant quelle serait notre réaction, si la personne de nos rêves refaisait surface dans notre vie…  

Et le résultat est synonyme de réussite ! Une preuve ? Le Grand Prix d’Alpe d’Huez évidemment !  « Le soir de l’Alpe d’Huez, c’était la première projection, on a compris que le film fonctionnait ». Cette récompense a donné un élément de réponse à la question suivante  « qu’est-ce qu’on est en train de faire ? » ça fait chaud au cœur d’entendre les rires des gens, surtout Dany Boon », le président de cette 17ème édition du festival du film de Comédie. Car réaliser un film n’est pas une chose aisée ! « Tout est en perpétuelle évolution : tout dépend du temps, de l’humeur » nous expliquait Manu Payet. Cela « demande un travail en amont » puisque « tributaire des impondérables ». Il n’a donc pas hésité à se montrer exigeant au moment du tournage, lui qui pourtant a souvent le mot pour rire. « Il faut être bon, il faut que ça soit beau », il faut également un timing bien dosé, un scénario qui tient la route, et surtout de « la bonne musique ». Et quand on veut que la musique soit bonne, on appelle Jean-Jacques Goldman… qui leur a par ailleurs donné les droits gratuitement !

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Manu Payet, Anaïs Demoustier et Rodolphe Lauga de passage à Bordeaux

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Très vite sur le plateau s’est formée quelque chose qui se rapprochait beaucoup sur ce dont les réalisateurs avaient envie ! Le soulagement. Le spectateur croit assister à des moments d’improvisation, alors que le film est à 95% écrit : donner ce genre d’effet « c’est du travail ! » mais le couple de réalisateurs l’a effectué avec brio.

Pour ce qui est du casting, il fallait se montrer une fois de plus « super exigeant », n’est-ce pas Monsieur Payet ? « Anais [Demoustier] fait des films d’auteur, on ne comprend rien du tout ! Je voulais chercher ce qui n’était pas une évidence. De suite, j’ai su que le rôle était pour elle » avant de rajouter quelques minutes plus tard « je le sentais le truc avec elle » ! Anaïs Demoustier campe le rôle de la copine de Manu Payet, prête à se marier avec lui… ne se doutant point que son futur époux passe ses journées avec une autre jolie jeune femme. N’est-ce pas un rôle ingrat ? Bien sûr que non ! « Ce n’est pas la caricature de la cocue », puisque cela est « beaucoup plus subtil », selon l’actrice : « Tous les personnages sont développés [et] me font rire ».

Et comment les tournages se sont déroulés, avec un Manu à la fois acteur et réalisateur ? Il y avait un « aller-retour permanent entre le partenaire de jeu et le réalisateur quand on tournait. Il jouait, c’était très agréable. Quand on coupe, il redevient le réalisateur […] Il a voulu qu’on soit complices avant de tourner, pour que le spectateur voit ça à l’écran ». A Manu Payet de rajouter : « tant qu’on est à l’aise… il faut que tout le monde soit à cent pour cent dès qu’on arrive le matin sur le plateau ».

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Pour ce qui est du choix de Vanessa, cela s’est effectué de manière insolite… Alors que Manu Payet faisait une soirée à Los Angeles avec un certain Gad Elmaleh au bord de la piscine, celui-ci lui fait les présentations avec Emmanuelle Chriqui.  « Alors qu’elle est complètement dans le personnage, j’ose pas l’engager. C’est une américaine, on va pas la gêner pour un film français ! » Pourtant, Manu Payet ose lui proposer, car elle adorerait tourner dans un film français. A la lecture du scénario, elle a craqué. Quelle belle histoire…

Pour ce qui est de la volonté des deux réalisateurs, Rodolphe Lauga nous explique qu’ils voulaient « être honnêtes avec les gens, tout simplement. [Leur] travail était de faire croire que l’histoire est authentique ». La comédie de l’honnêteté ? « Oui bien sur ! ».

Rodolphe Lauga dévoile par la suite que les deux réalisateurs assistent « aux projos, pour voir quand les gens rient […] Mais à partir du 19 mars, on ne pourra rien faire… On est content du film. ». Super Bobine l’est aussi. De l’humour subtil et léger pour une comédie de qualité, avec des acteurs crédibles et bourrés de vitalité. Ne manquez surtout pas « situation amoureuse : c’est compliqué »

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Notre entretien avec Anaïs Demoustier à découvrir en vidéo !

Découvrez la critique Super Bobinienne en cliquant juste ICI

Par Yohann Sed

Propos recueillis lors de la conférence de presse du 27 février 2014, à Bordeaux 

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