l’uppercut « Homefront » – Jason en forme !


homefront06-1024x682

En préambule, je tiens à informer les fans de Jason Statham : Homefront ne s’inscrit absolument pas dans le sillage des films d’action dans lesquels il trône en vedette. Le protagoniste incarne ici un rôle bien plus sentimental…C’est une blague voyons ! Le plus charismatique des transporteurs ressort les muscles, prêt à en découdre avec ses ennemis !

 Phil Broker, un ancien agent de la brigade américaine des stupéfiants, se retire avec sa fille dans un coin reculé de la Louisiane afin de commencer une nouvelle vie après le décès de sa femme. Dans une petite ville où tout le monde se connaît, les nouveaux venus ne sont pas en odeur de sainteté, d’autant que sévit dans les parages Gator, un dealer de méthamphétamines. Son passé finit par le rattraper : alors qu’il avait infiltré un gang maître dans l’art du trafic de drogue et contribué à mettre le chef sous les verrous, Phil voit sa tête mise à prix. Sa fille étant en danger, il n’a d’autre choix que de reprendre du service…à sa manière !

 Avec Sylvester Stallone à la baguette, le scénario du film avait peu de chances d’être imbibé d’eau de rose, mais le piège a su être évité, action et suspense sont savamment mélangés afin ne pas tomber dans l’écueil « testostérone ». Un héros solitaire protégeant une petite fille, Statham n’en ai pas à son coup d’essai sur ce registre (Safe), mais ce rôle prend une autre dimension puisqu’il s’agit ici d’un père prêt à tout pour sauver son enfant.

Révélé aux yeux de tous dans Spider-Man où il interprète Harry Osborn, James Franco se voit ici offrir la prestation du trafiquant un peu fêlé, une prestation convaincante.

 Sur tous les tableaux depuis un an et demi (Expendables 2, Safe, Parker, Crazy Joe), Jason Statham empile les premiers rôles dans un registre similaire, celui-ci lui est taillé sur mesure ! Naturellement, ce film ne séduira pas tous les publics. Ses réfractaires pointeront du doigt la pierre angulaire du jeu de l’acteur principal : la bagarre. Il est vrai que Jason Statham n’a pas l’habitude d’endosser l’habit d’un homme dépourvu de poings, ce qui est susceptible de lasser certains spectateurs. S’il ne regorge pas de psychologie et de réflexions métaphysiques, il serait injuste que les « puristes » piétinent ce film et le renvoient à la catégorie de bas étage.

 En somme, Homefront est du Jason Statham « pur jus » tout en préservant son crédit grâce à sa responsabilité de père protecteur. Les scènes de combats époustouflantes ne surchargent pas un scénario simple mais rythmé. Sans prétendre rester dans les annales, ce thriller garantit (presque) un agréable moment dans votre cinéma.

Par Léo Gourgues

Publicités