Retour sur Clint Eastwood


« Mon nom est Eastwood, Clint Eastwood » disait Michael J. Fox alias Marty McFly dans Retour vers le futur III. Ceci est un des nombreux éléments qui montre que ce bon vieux Clint est un personnage culte, respecté de tous, qui mérite bien sa place dans le panthéon des plus grands acteurs américains. Clint Eastwood, c’est le western, c’est l’action, c’est l’émotion, c’est la légende.

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Source image : pkcine.com

Clint Eastwood, c’est un peu l’Alain Delon américain. Il essaye toujours d’embellir son âge, à tel point que l’on sait très peu de choses sur sa vie et ses origines, seuls certains faits qu’il juge bon de divulguer parviennent dans la sphère publique. De temps en temps même, il arrive à mentir et inventer certains points de vie privée pour se mettre en valeur… Gonflé le mec ! Et le plus incroyable est que dès sa naissance survenue le 31 mai 1930, Clinton Elias Eastwood était déjà célèbre. Non pas pour ses films (ce n’est pas évident d’incarner des rôles au cinéma quand on est encore nourrisson) mais pour ses kilos en trop et sa taille impressionnante. Oui, ce beau bébé au destin incroyable faisait 5,2 kilos, de quoi mettre en admiration l’hôpital entier.

Sa jeunesse maintenant. Jusqu’à l’âge de 10 ans, sa vie fut « merdique » selon ses dires, à cause de la misère qui empreignait sa famille mais qui a disparu au fil des années. Il changeait souvent d’école, se retrouvant alors souvent tout seul dans les cours de récréation. Puis vint la période rebelle laissant alors de côté son avenir et préférant s’occuper des potes, de la voiture et des filles.

Après quelques mésaventures sentimentales, il se décide enfin à redevenir sérieux et à se pencher un peu plus sur son futur. Son service militaire fini, il apprends la comédie à la Universal Talent Scool dans lequel il est qualifié de meilleur élève même si, lorsqu’il joue, il se retrouve bien trop froid. Ce problème lui a fait rater de nombreux castings, ce qui  a eu pour conséquence une orientation vers le doublage. Il réussi tout de même a signer un contrat avec Universal, qui le fait jouer de nombreux petits rôles loin d’être bluffants. Nous pouvons alors le remarquer dans ne dites jamais adieu, la corde est prête ou encore les forbans. Son contrat non renouvelé, il continue cependant dans le monde du cinéma, où il tente, en vain de décrocher des contrats avec la Warner, la 20th Century Fox ou la Paramount Pictures. Malgré ces échecs, il arrive à trouver des rôles, notamment dans le film c’est la guerre de 1958.

Il commence à percer dans le milieu grâce à la série-western Rawhide. Il fut pris parce qu’il a bien entendu réussi le casting mais aussi grâce à sa grande taille ayant charmé le producteur. 1 m 95, c’est haut ! son avenir dans le monde du cinéma est cependant incertain, même s’il commence à se créer un nom au fur et à mesure que les épisodes s’enchainent. Refusant de postuler pour le film pour une poignée de dollars, il se laisse finalement convaincre et obtient le rôle. Au premier visionnage, il s’agit là d’un très bon film, mais pourtant, personne ne veut distribuer un western réalisé par un inconnu, Sergio Leone. Il fut diffusé que dans une salle, mais au fil des jours, le succès du film devient paradoxalement de plus en plus grand, à tel point qu’il devient un énorme succès en Italie. Fort de ce succès, une suite intitulée et pour quelques dollars de plus sort sur les écrans, ce qui permet à l’acteur d’assoir sa popularité et sa renommée aussi bien en Italie qu’en Amérique. Forcément, une autre suite voit encore le jour, le plus gros succès de la trilogie du dollar. Cette suite, c’est le bon, la brute et le truand.  Cela dit, le succès est surtout européen, et Eastwood a donc encore du mal pour se faire embaucher aux Etats-Unis. Il arrive toutefois à jouer dans pendez-les haut et court, un shérif à new-york, la kermesse de l’ouest entre autres.

En 1970, il réalise son premier film un frisson dans la nuit, qui a reçu un franc succès. Bien que n’ayant plus aucun projet de film, il devient à cette époque une des stars les plus populaires au monde. L’année suivante, il se retrouve en tête d’affiche de l’inspecteur harry qui est un succès fulgurant. Après cela, il se remet derrière la caméra pour réaliser son premier western l’homme des hautes plaines, dont il joue également le rôle principal. Puis il ré-endosse le costume de l’inspecteur Harry dans Magnum Force, dont l’intrigue est plus simpliste que le premier opus. Il continue ensuite avec le canardeur en 1973 puis l’inspecteur renonce jamais (encore une suite de l’inspecteur harry !) en 1976 et enfin l’évadé d’alcatraz en 1979.

Mais la fin des années 1970 et le début des années 1980 est un déclin dans la carrière de l’acteur. Bronco Billy et ca va cogner (suite de Doux, dur et dingue) sont des échecs, tout comme Honkytonk man sorti en 1982. Il retrouve le succès qu’en 1983 avec le personnage encore très populaire de Harry Callahan dans le retour de l’inspecteur harry. Il joue ensuite dans de nombreux films dont Pale Rider le cavalier solitaire. Il devient alors de plus en plus populaire et il est de plus en plus difficile pour les critiques de dire du mal de l’acteur…

En 1988 sort le dernier épisode de l’inspecteur harry intitulé la dernière cible. Il met en scène, entre autre, un certain Jim Carrey qui débute tout juste. Mais le succès est loin de celui espéré. Puis il réalise chasseur blanc, cœur noir en 1990 et enfin Impitoyable en 1991 qui lui vaut plusieurs oscars : meilleur second rôle pour Gene Hackman, meilleur montage, meilleur réalisateur et… meilleur film. Enfin la consécration tant attendue !

Ses deux prochains grands succès sont un monde parfait et surtout sur la route de madison, mettant en scène Meryl Streep, à ses côtés. Ça y est, Clint Eastwood a laissé tomber son masque de gros brut pour nous montrer combien il peut être romantique ! On le retrouve également dans les pleins pouvoirs (1996), et space cowboy (2000).

Puis arrive la décennie des années 2000, où il enchaîne les films tous aussi bons les uns que les autres. Finalement, Monsieur Eastwood est sans doute meilleur en tant que réalisateur… Citons alors Mystic River en 2003, Million Dollar Baby (2004) ayant reçu l’oscar du meilleur film, mémoires de nos pères (2006), lettres d’Iwo Jima (2007), le poignant l’échange (2008), l’incroyable Gran Torino (2009), le splendide Invictus (2007) et enfin le biopic J. Edgar (2011).

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Source image : pipocamoderna.com.br

Quel parcours ! Ce poids lourd du cinéma international a eu un parcours incroyable ! Personne le voulait à ses débuts, il a finalement trouvé le succès avec la trilogie du dollar et la saga l’inspecteur harry, mais il a aussi accumulé les échecs, avant d’arriver à la consécration à partir de 1992 avec Impitoyable. Dès cette date, Clint Eastwood nous a réalisé de très beaux films, dont certains peuvent être déjà considérés comme des classiques.

10 FILMS DE ET/OU AVEC CLINT EASWOOD A VOIR ABSOLUMENT

1 – Impitoyable

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2 – Million Dollar Baby

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3 – pour une poignée de dollars

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4 – le bon, la brute et le truand, après et pour quelques dollars de plus

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5 – l’inspecteur Harry

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6 – Gran Torino

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7 – Invictus

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8 – Sur la route de madison

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9 – Mystic River

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10 – Mémoires de nos pères / Lettres d’Iwo Jima

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SANS OUBLIER

 l’échange

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 l’homme des hautes pleines

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 l’évadé d’Alcatraz

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Source images : toutlecine.com

Par Stanislas Lefort, juillet 2013

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