« le loup de Wall Street » – cru, obscène… mais tellement jouissif !


Qui dit nouvelle collaboration Scorsese/DiCaprio dit nouveau bijou cinématographique ! Après « aviator », « shutter island » ou bien « gangs of new york » pour ne citer que ces films, le duo de choc revient avec « le loup de Wall Street ». Et autant vous dire tout de suite que ce long métrage ne déroge pas à la règle : c’est une réussite.

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Du sexe, de la poudre blanche, des petits culs à gogo, de l’alcool à foison, du pognon plein l’écran : voilà ce que vous réserve « le loup de wall street » durant ses trois heures de délire-non stop. Scorsese enchaine les scènes loufoques et complètement survoltées à un rythme effréné qui colle le spectateur au siège du début jusqu’à la fin. Un début, d’ailleurs, qui risque d’en surprendre plus d’un. Mais il faudra s’y habituer, car les fellations, l’obscénité, l’extravagance pure et dure ne quittent pas le film. Car pour apprécier « le loup de wall street », il est conseillé de rentrer dans le délire, de laisser nos complexes et bonnes manières en dehors de la salle de cinéma, de faire immersion dans la tête de Jordan Belfort, ce qui n’est pas si difficile puisque le mode de narration employé dans le film, notamment l’emploi de voix-off, aide le spectateur à foncer tête baissée mais surtout s’imprégner de l’ambiance très particulière de la nouvelle œuvre du père des « affranchis ». Une ambiance, d’ailleurs, qui ne plaira pas à tout le monde : de l’humour cru, un faux-semblant de sérieux, du gaspillage d’argent à volonté.  

Martin Scorsese ne pouvait pas faire plus osé. Mais malgré les scènes trash, le manque de subtilité et d’élégance, « le loup de Wall Street » ne reste pas moins intéressant : rien de tel qu’un petit tour à Wall Street pour découvrir la folle vie des courtiers, le monde incroyable des finances/de la bourse, les dérapages inévitables, les petites magouilles, la mentalité de ces hommes d’affaires qui ne pensent qu’à avoir toujours plus d’argent. Caricatural peut-être ? Quoi qu’il en soit, ce film dont la satire du monde des finances est bien présente est inspiré d’un livre du même nom, écrit par le vrai Jordan Belfort, incarné à l’écran par Leonardo DiCaprio.

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Une fois de plus,  le charisme et le talent de l’acteur de Titanic sont au rendez-vous. Leonardo DiCaprio – accompagné d’une brochette d’acteurs (presque) tous aussi talentueux – campe ici un personnage égocentrique mais ambitieux, ce qui ne l’empêche pas d’être ENCORE bon, de nous surprendre ENCORE, de s’imposer ENCORE face aux autres acteurs qui lui donnent la réplique. MAIS… il n’a jamais été aussi vulgaire et élégant à la fois. Bref, un acteur qui sait rentrer dans la peau de son personnage, qui sait capter l’attention du spectateur dans des scènes bientôt d’anthologie. Car en effet, « le loup de Wall Street » comporte de nombreux moments marquants que le spectateur n’oubliera pas de sitôt : un DiCaprio qui rampe du hall d’entrée d’un hôtel jusqu’à sa belle voiture ainsi que dans sa maison, un dialogue très sérieux entre collaborateurs à propos d’une soirée avec des nains, la dernière scène dans le yatch, sans oublier l’apprentissage assez culotté que Jordan Belfort fait à ses employés ou les parties de jambes en l’air.

Les français sont également de la partie : Jean Dujardin faisant ses débuts dans les grosses productions hollywoodiennes se débrouille plutôt bien ainsi que… « ça plane pour moi » de Plastic Bertrand dans la liste des morceaux présents dans le film !

Evidemment, un film se regarde de préférence en VO quand on en a la possibilité. Mais les afficionados de Leonardo DiCaprio seront heureux de retrouver LA voix française de l’acteur : Damien Witecka, dont le doublage est toujours de qualité.

S’il fallait résumer en quelques lignes, il faudrait simplement avouer que « Le loup de Wall Street » est immoral, vulgaire, obscène, macho… mais tellement jouissif ! Une fantaisie délirante mais parfois écœurante de trois heures qui nous dresse un portrait pas si élogieux du monde de Wall Street, avec un Dicaprio en forme… bientôt l’Oscar ?

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