Sous nos pieds… Les Fourmis (partie 2)


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Suite de l’article « sous nos pieds… les fourmis (partie 1)

–          Les fourmis se reconnaissent à l’odeur, mais chaque  fourmi à une odeur particulière, c’est pour cela qu’une colonie correspond à un bouquet d’odeurs. Lorsque 2 fourmis se rencontrent, elles se frottent les antennes (se reniflent) de façon à se reconnaître, c’est pour cela que les fourmis passent leur temps à faire leur toilette : les antennes doivent toujours être très propres, sinon, c’est comme si elles avaient le nez bouché, elles ne se reconnaissent plus !

 –          Malgré ce qu’on peut penser, les fourmis sont les êtres vivants les plus agressifs et les plus guerriers du règne animal. Les bases de leur politique étrangère peuvent être résumées ainsi : agressions sans trêve, conquête territoriale et destruction des colonies voisines par génocide. Chez les fourmis, il y aussi des éclaireurs, des soldats, des tactiques élaborées, des techniques de combat, sécrétions toxiques pour intimider l’adversaire (parfois 10 x plus gros !)… Et l’acte de sacrifice est remarquable chez ces individus : Une espèce de fourmis possède 2 énormes poches sur leur dos, de véritables bombes atomiques. En cas de réel danger, elles tendent leurs muscles abdominaux et font éclater leur exosquelette ce qui provoque la libération d’un véritable jet de venin.  Les fourmis sont aussi capables d’estimer la force de l’adversaire, en « comptant» les individus du camp adverse. La fourmi peut se promener entre les individus pour évaluer leur nombre, ou encore évaluer l’attente qu’il y a avant de trouver un adversaire libre pendant un combat : une attente brève sera signe d’une colonie importante.

 –          La fourmilière pourrait être comparée à une maison humaine, puisqu’en effet, les fourmis ventilent leur habitat comme nous ! Au petit matin, quand il fait frais, les fourmis ouvrent leurs petites portes qui sont exposées au soleil. La lumière rentre et la température monte à l’intérieur de la fourmilière. L’après-midi, quand il fait trop chaud et que le soleil a tourné, les portes qui sont à l’ombre restent ouvertes, et elles en ouvrent d’autres. Ainsi, l’air circule dans la fourmilière, elles ventilent l’habitat et la température descend.

 –          Et contrairement à ce que vous pensez, on ne distingue pas les fourmis qui piquent ou ne piquent pas par leur couleur (rouges qui piquent, noires non), c’est une question d’aiguillon ! Mais celles qui n’ont pas d’aiguillon, savent aussi se défendre. Elles peuvent envoyer un jet d’acide secrété par la fourmi grâce à une glande à venin située dans l’abdomen.  Mais comment font-elles pour se défendre quand elles n’ont plus d’acide ? Et bien il leur reste leurs mandibules qui sont de véritables machines qui servent à déchiqueter ainsi qu’à transporter les proies.

 fourmiliere

–          Dans une fourmilière, ce sont les fourmis les plus âgées qui sont chargées d’apporter la nourriture aux autres, qui sont restées au nid. On appelle ces fourmis les fourrageuses. Elles ont beaucoup de travail, puisque pour nourrir une fourmilière standard, elles doivent apporter chaque jour 3500 proies, ce qui représente en une saison, 1.5 kilos d’insectes.

 –          Les fourmis font aussi de l’élevage pour se nourrir, comme nous ! En effet, elles élèvent des pucerons, car elles raffolent du miellat qu’ils sécrètent. Pour obtenir ce miellat, il suffit de traire les pucerons ! Les fourmis prennent grand soin de leurs élevages de pucerons,  elles le surveille et le mettent parfois à l’abris chez elles.

 –          Les fourmis, comme vous avez pu le constater, ont un bel esprit d’équipe ! Elles peuvent ramener des liquides sucrés par exemple grâce à une poche spéciale située juste devant l’estomac, un jabot dans lequel elles peuvent stoker les liquides et la nourriture mastiquée. Si la fourmi a faim, elle ouvre une vanne musculaire et la nourriture tombe dans l’estomac. Si elles n’a pas faim, elle ramène la nourriture à la maison, et l’offre à la première fourmi qu’elle croise, qui a un petit creux.  Pour cela, les fourmis font une sorte de bouche à bouche et pendant que la première régurgite la nourriture, la deuxième l’ingurgite.

 Toutes ces techniques mises en œuvre arrivent à dépasser les limites des capacités mentales d’un insecte…

 

En espérant que ce petit aperçu de ces insectes extraordinaires vous a plu, parce que oui, ce n’est qu’un aperçu, la science des fourmis n’est pas finie… Elle vient à peine de commencer !

Par Lison G.

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