Retour sur la saison 2013 de F1


Dimanche 23 novembre s’est achevé l’ultime Grand Prix de la saison sur le circuit d’Interlagos dans la banlieue de Sao Paulo. Après une course qui semblait mal engagée pour lui, Sebastian Vettel est parvenu à décrocher sa 13ème victoire de la saison, un record. Cette saison, il a affolé les compteurs : plus jeune quadruple champion du monde, record de victoires consécutifs, record de victoires dans une saison, il fait mieux qu’un certain Michael Schumacher. Retour sur une saison sans partage de la part de celui qu’on surnomme « Baby Schumi ». La saison avait pourtant bien commencée, Kimi Räikkönnen l’emportait en Australie, Sebastian Vettel gagnait en Malaisie, Fernando Alonso glanait sa 31ème victoire en Chine. Les 3 premiers Grands Prix nous ont offert 3 vainqueurs différents, mais voilà à Bahreïn Vettel mettais fin à cette série. L’incident du Grand Prix d’Angleterre voit le retour des gommes de 2012, plus solides que celle alors utilisées depuis le début de la saison. La suite ? Une domination sans appel. Même si Lewis Hamilton parvient à hisser sa Flèche d’Argent sur la plus haute marche en Hongrie, il s’en suit pour Vettel une série 9 victoires consécutives : Belgique, Italie, Singapour, Corée, Japon, Inde, Abu Dabi, Etats-Unis et enfin Brésil. 

 

1 – Vettel, le pilote de l’année. 

Interlagos (Brésil), dimanche. Vettel a remporté son neuvième GP d'affilée, son treizième en 2013, devant Webber (à gauche) et Alonso (à droite).

 (Le Parisien)

C’est indéniable, on ne peut pas lui enlever. Si on devait traduire en un mot « Train a Grande Vitesse » en allemand ce serai par : Vettel. Logique ? La RedBull conçue de A à Z par le génialissime Adrian Neway (ingénieur de la firme RedBull Racing) est au dessus des autres monoplaces. L’allemand a su en tirer profil tout au long de cette saison, de la gestion des pneus aux réglages en course, il est parvenu à contenir tous ses adversaires les reléguant à des années lumières. Il y a en Vettel cette intelligence de course qui lui permet à chaque Grand Prix d’exploiter au mieux sa monoplace le rendant seul au monde. On le pesait timoré sur les dépassements, il nous a démontré le contraire lors du GP de Malaisie où, ne respectant pas les consignes de course arrache la victoire à son coéquipier Mark Webber. Vettel est un grand champion mais surtout un grand travailleur car derrières ces victoires se cache une personne intelligente ayant la science de la course. Respect Monsieur Vettel.

2 – Désillusion de l’année : la Scuderia Ferrari.

 

(Eurosport)

Alors que Fernando Alonso parvenais à se hisser sur la seconde marche du podium en Australie, le GP suivant en Malaisie voyait qu’une seule monoplace à l’arrivée : celle de Felipe Massa, Alonso ayant perdu son aileron avant dès le départ de la course. Le GP suivant en Chine voyait la « renaissance » de l’espagnol qui égalait Nigel Mansell au nombre de victoires sur une carrière (31). Mais voilà, un problème de DRS – Drag Reduction System = aileron arrière amovible – à Barheïn le contraignais à rentrer aux stands et à terminer à une modique 8ème place. Le GP d’Espagne nous a offert la plus belle émotion de la saison, Alonso, en prenant un départ dont lui seul est capable de faire, est parvenu à passer de la 5ème place à la tête de la course en seulement 3 virages. 66 tours plus tard l’hymne espagnol retentissais sur le podium. Le bilan est donc très contrasté en début de championnat pour l’écurie de Maranello, reflet d’une première moitié de saison en dent de scie. S’en suit par la suite une série noire, plus rien, plus aucune victoire, je ne parle même pas de pôle… Pire, Felipe Massa est loin, très loin de son coéquipier. Si Alonso était parvenu en 2012 à rivaliser avec les RedBull, 2013 ne fut pas la même histoire. L’écurie de Maranello doit réagir et vite en 2014.

3 – Lotus, excellente surprise. 

(romaingrosjean.com)

Quand le 5ème budget des constructeurs parvient à concevoir une monoplace capable de gagner on ne peut qu’être impressionné. L’écurie d’Enston l’emportait en ouverture à Melbourne. Mais s’en suit 13 podiums : 2 à Bahreïn, un en Chine, un en Espagne, 2 en Allemagne, un en Hongrie, un à Singapour, un en Corée, euh au Japon, un en Inde et un aux USA. La grande force de Lotus : le phénomène Räikkönnen, la maturité de Grosjean qui a réussi à rivaliser avec Vettel sur la toute fin de saison, devenant même son pire rival. On attend 2014 avec impatience pour une victoire française qui arrivera à coup sur.

4 –N’oublions pas nos frenchies

(Le Figaro)

– Jules Bianchi : 9/10, le meilleur rookie de la saison c’est indéniable.

– Jean Eric Vergne et Charles Pic : 8/10, l’un était à 2 doigts d’un volant chez RedBull, l’autre réalise une saison solide chez Caterham malgré un léger essoufflement en fin de saison.

 

Et bien sur, le meilleur pour la fin, n’oublions pas ce grand champion qu’est Mark Webber.

 

 (themotorreport.com)

Mathieu Plestan

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