Blood Ties – Canet dans le Brooklyn des années 70


BLOOD TIES

Cette semaine est sorti sur nos (grands) écrans le remake américain – encore un de plus ! – du film français intitulé « les liens du sang », datant de 2008. Mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est le fait que le réalisateur de ce remake américain est français ! Guillaume Canet, alors acteur dans la version française aux côtés de François Cluzet, se retrouve désormais derrière la caméra.

Et Le papa des petits mouchoirs n’a pas choisi n’importe quels acteurs pour son film ! Au programme de ce thriller, nous retrouvons le beau gosse Clive Owen, (« le roi arthur »). A ses côtés, Billy Crudup (Watchmen), l’épouse du réalisateur Marion Cotillard (la môme, inception, de rouille et d’os), la belle Mila Kunis (black swan, ted), sans oublier la magnifique Zoe Saldana (Star Trek, version 2009)

Clive Owen

Clive Owen

Source : popmovies.fr

MAIS DE QUOI CA PARLE ?

« blood ties » est l’histoire de deux frères. L’un est voyou, l’autre est flic. Ce sont donc deux personnes que tout oppose, qui n’ont aucun lien si ce n’est celui du sang. L’histoire se déroule à New-York, précisement à brooklyn. Nous sommes en 1974 et notre voyou Chris sort enfin de prison. Son frère Frank, policier, tente de l’aider à se réinsérer dans la société, malgré les relations pas toujours faciles qui les unissent. Mais voilà. Chris, malgré sa bonne volonté, ne peut s’empêcher de rejouer au bandit…

AVIS

L’intrigue du film est en somme assez intéressante. Blood Ties met en avant les relations de ces deux frères qui ne se comprennent que très rarement, toujours en proie à une rivalité intense, à une vision de la vie totalement opposée. Difficile donc pour le père de se retrouver face à ses deux fils qui ont des relations plus que tendues. D’autant plus que la situation est compliquée pour les deux frères eux-mêmes, l’un étant toujours lié aux actions de l’autre, sans le vouloir. Le spectateur est alors le témoin de moments de bravoure, de lâcheté, d’incompréhension. Mais parfois de complicité. Car même si les actions de l’un des frères entraînent des complications pour l’autre, ces deux frères remarquent finalement que malgré les tensions et les incompréhensions, les liens du sang sont les plus forts qui puissent exister.

Cela dit,  le spectateur ne peut qu’admettre qu’il y a un certain manque de piquant, de mordant, d’approfondissement dans cette histoire. Les scènes d’actions et de rebondissements se font rares. D’autant plus que certaines scènes sont longuettes. Alors on regarde la montre une fois… puis deux fois. Et enfin,  l’histoire arrive à prendre de l’ampleur et le film devient en conséquence plus intéressant. La dernière partie reste efficace et le spectateur sortira du film quelque peu touché.

Pour ce qui est de la réalisation maintenant, il faut tout d’abord noter que la musique est omniprésente. Guillaume Canet a été minutieux dans le choix de ses morceaux. Morceaux qui permettent au spectateur de s’immerger totalement dans l’ambiance des années 1970, pas si désagréable que cela. Les décors, les voitures, les habits, les looks nous donne l’impression d’être en plein cœur du new york des années 70. Il est donc évident que blood ties est un hommage au film policier américain de cette époque. Effectivement, tous les codes et clichés qui font la caractéristique de ce genre de film sont présents : le bon flic, les courses poursuites, les règlements de compte, etc.

La photographie est soignée tandis que la mise en scène reste cependant classique. Le spectateur à affaire de temps en temps de bonnes séquences (l’ouverture du film, les courses poursuites en voiture, le final par exemple). 

S’il fallait le résumé en quelques lignes, je dirai simplement que « Blood Ties » un film sans grande prétention. Certes un poil long, il reste néanmoins agréable car l’histoire est intéressante, les acteurs sont plutôt bons, l’ambiance des années 1970 a un effet assez sympathique sur le spectateur. Bref, en d’autres termes, « blood ties » est ce genre de film policier français à l’américaine qui malgré ses petits défauts s’en sort plutôt bien. et c’est le principal !

Par Yohann Sed

Publicités