Prisoners, un thriller de haut vol !


Salut à tous ! Comme vous le savez, mercredi est sortie la très médiatisée « Vie d’Adèle » d’Abdellatif Kechiche, dernière Palme d’or à Cannes. Très attendu par les médias et le public, ce film semble alors éclipser tous les autres ; pourtant de très bons films sont sur les écrans. Je vais vous parler de l’un d’eux : il s’agit de Prisoners, de Denis Villeneuve, avec entre autres Hugh Jackman, le fameux Wolverine et Jake Gyllenahaal que vous avez pu voir dans Prince Of Persia.

Les médias aiment s’adonner aux comparaisons entre films, et Prisoners n’a pas échapper à la règle : on a alors parlé d’un thriller à la hauteur de Seven, Psychose, Zodiac ou encore Le silence des agneaux. Mais qu’en est-il réellement ?

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source : highlighthollywood.om

Tout d’abord, le synopsis

Au cours du repas de Thanksgiving, deux fillettes se font enlever. Un suspect, un gars bizarre qui rodait autour du lieu du kidnapping avec son camping-car, est alors mis en garde à vue. Il est relâché faute de preuve, mais avant de partir il déclare quelque chose d’étrange au père d’une des victimes. Le père est alors convaincu que c’est lui qui détient sa fille, et décide de le torturer jusqu’à ce qu’il parle. Deux enquêtes se font donc en parallèle : l’enquête officielle, celle de la police, et celle du père, dans l’illégalité la plus totale.

 

Ce film est servi par de très bons acteurs

Hugh Jackman révèle ici un jeu précis, il est incroyable de haine et est habité par son personnage. Il est saisissant en père déchaîné prêt à tout pour retrouver sa fille, et c’est peut-être le rôle qu’il lui fallait pour espérer enfin être nominé aux Oscars, et prouver à tout le monde qu’il est capable de jouer autre chose qu’un super héros musclé.

Jack Gyllenahaal est également très bon en flic qui fait passer son enquête avant tout le reste, comme si retrouver le ravisseur était vital pour lui. Le tic physique du personnage, à savoir cligner des yeux très fort, lui donne une profondeur, un passé.

La réalisation est très bonne et nous plonge dans une vraie ambiance de suspense, auquel la musique participe également.

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source : adqjournal.com

Un incroyable suspense

Prisoners nous tient en haleine tout du long et il n’y a quasiment pas de temps mort puisque l’action s’emballe dès le premier quart d’heure pour ne s’achever qu’à la toute fin du film. Les effets sur le spectateur sont très réussis, et nous passons par toutes les émotions, entre autre la peur, la tristesse et la colère.

Nous ne voyons absolument pas passer les 2h33, et notre esprit et constamment en éveil, nous cherchons nous aussi le coupable, et quand on croit enfin avoir compris quelque chose, un évènement nous prend à contre pied. A la fin du film, des questions restent encore en suspens, et c’est peut-être la preuve de la qualité du scénario, ou en tout cas du but atteint : ne pas seulement nous divertir mais aussi nous faire réfléchir. Le spectateur mène alors lui aussi son enquête, avec les cartes qu’on lui donne.

Un chef-d’œuvre du genre ?

On peut toutefois reprocher quelques points de détails à ce film. Tout d’abord, il est dommage que les personnages n’aient pas une vraie psychologie, comme c’est le cas dans les grands thrillers psychologiques. De plus, la cruauté et la perversion ne sont pas assez poussées pour créer une vraie angoisse, comme ce fut par exemple le cas dans Le Silence de Agneaux.

Mais comme dans tous grand film à suspense qui se respecte, le retournement de situation est énorme, et scotch le spectateur. Cependant, nous aurions pu espérer que le tout dernier plan du film soit un peu plus marquant, comme dans Seven par exemple.

 Pour finir, je dirais donc que Prisoners est un très bon film qui nous captive du début à la fin, et qui nous fait ressentir de véritables émotions. MAIS, il ne faut pas le mettre en compétition avec d’autres classiques du cinéma, car je trouve que c’est un suffisamment bon film pour se suffire à lui-même, sans besoin de comparaison. Je vous invite donc à aller le voir au cinéma sans plus tarder, Prisoners est le genre de films dont on se souvient pendant longtemps, puisque c’est un film que l’on vit avec ses tripes.

Clément Corbiat, le 11 octobre 2013

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