Rencontre avec Katsuya Tomita, le routier cinéaste


Du 03 au 09 Octobre 2013 c’est le festival international du film indépendant de Bordeaux (FIFIB), et en plus des films en compétitions, de nombreuses rétrospectives en lieux. Parmi elles, nous pouvons découvrir l’œuvre du japonais Katsuya Tomita, puisque ses 3 longs métrages sont diffusés. Il est le parfait exemple du cinéma indépendant, puisqu’il a réalisé ses films pendant ses jours de congés (il est chauffeur-routier), et tous les acteurs sont ses amis d’enfances. J’ai eu la chance de le croiser à la sortie d’un cinéma, et il a répondu à quelques questions (à l’aide de son interprète).

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SuperBobine : Vous faisiez vos films pendant vos temps libres. Est-ce toujours le cas ?

Katsuya Tomita : J’ai arrêté mon boulot, mais les autres assistants de mon équipe ont continués leur travail. Je pense que ça va continuer de la même manière. Mais après Saudade (sorti en 2011, ndlr) je n’ai encore rien tourné.

Cela ne vous intéresserait pas de tourner de manière plus professionnelle, ou vous préférez ce côté « primitif « ?

L’idéal serait de tourner le même film des deux façons. C’est l’idéal, mais si je suis obligé de choisir entre les deux, je vais continuer de la même manière.

C’est une fierté d’être présenté dans un festival de cinéma indépendant ?

Bien sur. En plus ce festival diffuse mes trois films. C’est quelque chose qui flatte vraiment un cinéaste.

Vous connaissiez la France, et Bordeaux ?

Je suis déjà venu en France, mais c’est la première fois que je viens à Bordeaux. Je suis passé quatre fois à Paris, une fois à Nantes, une fois à Lyon.

Et tourner à Bordeaux ça ne vous intéresse pas ?

C’est une ville étonnante, c’est un peu surprenant (il rit).

Pourquoi ça ?

(Il rit, et il fait un grand geste, comme pour annoncer un numéro dans un cirque) « Voilà la France ! Waouh !! »

Merci beaucoup

Merci beaucoup, bonne journée.

Le trailer de « saudade »

Propos recueillis par Clément Corbiat, le 05/10/2013

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