FIFIB 2013 – NOTRE RENCONTRE AVEC JULIE DEPARDIEU, MEMBRE DU JURY


Premier week-end d’octobre : nous sommes en plein festival, celui du film indépendant de Bordeaux (FIFIB). Pour sa deuxième édition seulement, le festival accueille un jury d’exception : Anne Parillaud, Santiago Amigorena, Jonathan Caouette, Vimukthi Jayasundara mais aussi une certaine Julie Depardieu… Nous avons fait la connaissance de cette jeune femme adorable, heureuse, qui aime la vie et qui nous communique ainsi sa joie et bonne humeur. Dans une atmosphère de détente absolue, nous avons donc discuté avec elle, répondant sans aucune retenue aux questions posées.

Julie Depardieu (à droite) discute avec Anne Parillaud, présidente du Jury

Julie Depardieu (à droite) discute avec Anne Parillaud, présidente du Jury

Source : page Facebook officielle du FIFIB

Cette maman de quarante-ans (qui ne dort pas la nuit « à cause des cris des gosses ») endosse le temps de quelques jours le costume de jurée, « une fierté » pour elle même si ce rôle consistant à récompenser des films « n’est pas évident », lourd en responsabilité. Dans ce festival, qu’elle trouve « super », doté d’une « belle programmation », elle « se sent bien » contrairement à un festival canadien dont elle avait été jurée il y a une quinzaine d’années. « plus jamais je ferai ça ! » disait-elle à l’époque. Et pourtant, aujourd’hui  elle est membre du jury du FIFIB. Tout simplement parce qu’elle se sent déjà plus concernée et intéressée par ce genre de cinéma, en l’occurrence le cinéma indépendant, pourtant « difficile à définir » et dont elle préfère ne pas s’aventurer dans une explication, de peur de dire « une connerie ». Elle souligne aussi le fait que Bordeaux est un cadre idéal pour accueillir un tel événement : « une belle rue piétonne hyper bien, avec  toutes les pierres et les églises, et tout ça… c’est très beau », sans oublier le vin !

Cette petite conversation a été également l’occasion pour cette actrice loin d’être cinéphile et « qui ne voulait surtout pas être actrice » étant jeune, de nous rappeler sa conception du cinéma : un art « important » pouvant être comparé à « une arme ». « tout le monde peut faire du cinéma, c’est génial mais ce qui est intéressant, c’est qu’est-ce que tu donnes à voir et qu’est-ce que tu dis. Il y a pleins de films qui ne savent pas ce qu’ils disent eux-mêmes, ils s’en foutent… ». sans oublier le fait que l’on ne peut pas tout dire au cinéma, il « faut faire attention », d’où « la sensation d’obscénité » que Julie Depardieu rencontre souvent.

Au-delà de tout cela, il fallait bien que nous évoquions ces autres passions… Julie Depardieu adore l’opéra, « sa spécialité » ! Mais elle aime également le théâtre. D’ailleurs, elle retrouvera les planches très prochainement, chose qui l’excite et qu’elle appréhende en même temps (oui, nous pouvons le dire : elle stresse).

Et bien évidemment, pour finir cet entretien fort plaisant et intéressant, Julie n’a pas échappé à la traditionnelle question : s’appeler Depardieu, est-ce difficile ? Ce à quoi elle nous répond avec sincérité « ça dépend…» avant de nous apprendre qu’elle voit très peu son père, à cause principalement des occupations de chacun.

Par Y.S

Nous vous invitons désormais à regarder la vidéo de notre petite discussion avec cette actrice débordante d’énergie.

Propos recueillis par Clément Corbiat et Yohann Sed, vendredi 04 octobre 2013

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