La « Génération Goldman » est de retour !


« Toujours plus de sous-sous dans la po-poche » ! Telle est la nouvelle devise de My Major Company qui sort aujourd’hui l’album « Génération  Goldman », et pas n’importe lequel Mesdames et Messieurs ! Le volume 2 ! Et oui, forcément ! Le premier a cartonné, alors autant continuer à remplir les coffres forts de jolies pièces dorées en reprenant les bons vieux titres de ce cher Jean-Jacques Goldman. Il doit vraiment se retourner dans sa tombe celui-là… ah mais non, il n’est pas mort, si ce n’est musicalement puisqu’il a pris sa retraite au grand désespoir de ses fans qui attendent un prochain album qui ne viendra pas… Mais alors, pourquoi un tel hommage ? Pour le fric évidemment ! et la promo des artistes, cela va de soi !

Mais pas que ! Tout simplement parce que Jean-Jacques Goldman (JJG pour les intimes) est l’un de ces musiciens appréciés de tous, qu’un grand nombre de ses chansons restent gravées dans nos mémoires (et dans notre culture !) et qu’il manque tout de même beaucoup. Alors le seul moyen de crier « Jean-Jacques, reviens ! » ou bien « Merci pour tous ces tubes ! » c’est de le faire à travers les chansons, de façon un peu distinguée. Faire un hommage quoi ! Mais au fait, il est comment ce volume 2 ?

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Source image : le Facebook de Génération Goldman

Pour résumer, il y a un peu de tout : du bon et du mauvais. Comme dans n’importe quel album, même chez Johnny Hallyday ou Dick Rivers ! mais ici, la tâche est d’autant plus difficile de satisfaire le consommateur puisque ce sont des titres très populaires, ce qui veut dire que l’on pense automatiquement aux originaux ! lourde tâche de faire mieux que les « vrais de vrais ! ». Surtout quand nous entendons « quand la musique est bonne » version Amel Bent où la voix de celle-ci exaspère et nous donne envie de se couper les oreilles. Certes, nous ne pouvons pas dire que la voix de Goldman lui-même était douce et envoutante dans ce morceau mais elle était tout de même moins grinçante que celle d’Amel. Quant à la reprise « pas toi » de Tal, nous pouvons dire qu’elle est réussie, tout comme « elle a fait un bébé toute seule » (par Elisa Tovati et Mickael Miro enfin sur le projet après une petit problème de maisons de disques), « Il changeait la vie » (troupe des robins des bois), « la vie par procuration » (leslie et… Pauline que nous sommes heureux de revoir !). Celle de « encore un matin » est franchement à vomir. Un petit bravo à Christophe Willem pour « confidentiel » où l’on retrouve toute l’émotion de la chanson originale. Ouf, il y en a au moins un qui ne chante pas « pour chanter » mais bel et bien pour y mettre une petite touche personnelle, pour « habiter » la chanson, en quelque sorte ! Judith aurait dû s’en inspirer pour « sache que je » ! En effet, la plus belle chanson de Goldman est massacrée : plus aucune émotion dans la musique, plus aucune souffrance dans les paroles. La déception est grande.

Pour résumer encore plus, les chansons les plus réussies dans l’ensemble sont celles faisant partie des années 1980 de Monsieur Goldman. « c’est ta chance » par exemple, est géniale dans cette version ! Sans doute parce qu’elles sont un peu plus naïves que celles écrites dans les années 1990… cela va donc très bien avec nos chanteurs qui, pour la plupart, ne mettent aucune émotion. La preuve en est que sache que je déçois et né en 17 à Leidenstadt n’a pas l’intensité qu’elle doit avoir. Exception faite pour « bonne idée » interprétée par Corneille. Ou bien « un deux trois » et « nos mains ». Mais celles-là, c’est normal : ce sont des chansons toutes gentillettes et toutes mignonnettes.

Nous regrettons également le fait qu’il n’y ait qu’un seul titre du tout dernier album (chansons pour les pieds) de la personnalité préférée des français, « si je t’avais pas ». assez fidèle à la « vraie de vraie », l’idée d’en faire un duo est assez intéressante… avec une personne autre que Bastien Lanza, cela aurait été cool ! Car il gâche un peu la chanson et l’atmosphère créée par Sofia Essaidi.

Au final, l’avis est plutôt mitigé. Un album de reprises correct certes, mais quelques défauts qui ne font pas oublier l’idée qu’il y a en fait qu’une seule et même personne pouvant interpréter les chansons goldmaniennes : Jean-Jacques Goldman, justement. Ah et une dernière question, où est l’originalité quand on fait un album de REPRISES ?

NOTE : 12/20

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Et puisque nous préférons les originales, voici « sache que je » extraite du meilleur album de Jean-Jacques Goldman : En passant.

Par Stanislas  Lefort

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