« J’emmerde les Bobos » de Sébastien Patoche : un grand cru !


Ça y est, le poète, que dis-je, le George Brassens du 21ème siècle, a enfin sorti son album !

Non, vous ne rêvez pas, le premier album de Sebastien Patoche est dans les bacs !

 Sébastien-Patoche

Source image : justmusic.fr

Qui ça ?

 Sebastien Patoche, c’est en réalité Cartman, de son vrai nom Nicolas-Bonaventure Ciattoni , un humoriste et animateur, que vous avez sans-doute découvert avec Cauet au début des années 2000. Il est connu notamment pour ses personnages loufoques qu’il campe dans « La méthode Cauet », ainsi que sur Fun Radio.

A partir de 2012, il coanime « Hanouna le matin » sur Fun radio, puis rejoint Cyril Hanouna dans Touche pas à mon poste. Dans cette émission, sa chronique consiste à faire découvrir, en chanson, le nom d’un animateur ou d’une personnalité de la télé. C’est ainsi qu’il crée le personnage de Sébastien Patrick, qui connait rapidement un franc succès.

 De Sébastien Patrick à Sébastien Patoche

 Le 20 mars 2013, déguisé en sosie de Patrick Sebastien, Cartman chante une chanson de sa composition, dans le but de faire deviner le nom de Chuck Norris. Accompagné de son saxophoniste Manu DiBanco Ça Gratte Illico (Parodie de Manu DiBango), il chante avec la même verve populaire que Patrick Sébastien, avec une vulgarité joyeuse : Le tube « Et quand il pète il troue son slip », de Sébastien Patrick est né !

A partir de là, une communauté de fan s’agite sur la toile, et le personnage de Cartman devient un véritable phénomène.

L’humoriste décide alors de sortir le sketch en single ; c’est un véritable carton, si bien que le titre dépasse « Get Lucky » des Daft Punk lors de sa sortie, à la première place du classement I tunes !

D’un commun accord avec Patrick Sébastien (qui a tellement adoré la parodie, qu’il décide de l’inviter à la fête de la musique), Sebastien Patrick change son nom en Sébastien Patoche, pour qu’on ne se trompe pas d’artiste (Le vrai Patrick Sébastien avait reçu de nombreuses félicitations de personnes qui l’ont confondus avec sa parodie!!)

Le 8 juillet sort le premier album de Sébastien Patoche, intitulé « J’emmerde les bobos ».

 

Mais l’album, il vaut quoi ?

 Le titre est une référence à l’album de David Guetta « Fuck me I’m Famous » (puisqu’il est écrit « J’e*****e les bobos », tout comme « F*** me I’m famous »)

Ce titre résume bien l’ensemble de l’album : un condensé de parodies potaches. Il sonne comme un message aux bien-pensants bobos qui crachent sur tout ce qui est populaire.

 Après l’intro, le premier titre est « Et quand il pète il troue son slip », qu’on ne présente plus.

Le second, « La cartouche », est une déclaration à Sophie Davant, à qui l’artiste déclare « Je ne suis pas chasseur mais je lui mettrais bien une petite cartouche ». Ce titre est également né d’un sketch de Cartman, et repose sur le même principe que le premier, un humour bien graveleux. La mélodie ressemble à du Patrick Sebastien, et c’est là que Cartman est doué : il perçoit bien les tics de ceux dont il se moque, pour nous livrer une parodie très crédible. Le clip – que vous pouvez visionner ci-dessous – est une parodie du fameux clip du tube de Robin Thicke, Blurred Lines !

La 4ème chanson change de style, puisque c’est un zouk. Dans « Zizicoptère » (également extrait d’un sketch), Cartman, en duo avec Vincent Desagnat (l’acolyte de Michael Youn), nous livre une parodie « drolissime » de Francky Vincent, en décrivant les capacités de son « Zizi ».

Les chansons suivantes sont déclinées des expressions phares de Sébastien Patoche (« Tu l’as vu ? »,  « En voiture Simone », « Le panard »).

La  chanson « I love toi », est une parodie des chansons romantiques.

Enfin, les chansons en pistes 13 et 14 reprennent le texte de « Et quand il pète il troue son slip », mais avec le style de Daft Punk, puis un style électro-dance.  Cartman est donc un vrai parodiste, sachant cerner ses « victimes » !

Bilan

C’est donc un véritable album parodique, comme le faisaient les animateurs du 6/9 de Nrj à la grande époque. Le personnage de Sébastien Patoche est étiré dans toutes ses possibilités.

Au niveau musical, le côté festif est très présent, ce qui rend l’écoute très joyeuse. Bien sur, c’est parfois un peu répétitif, mais cet humour est plaisant. La critique que je peux faire est qu’un album de 16 titres, c’est un peut-être un peu trop… Mais je dis oui à la « déconnade » ! On se prend un panard ! Et comme dirait l’artiste lui-même « je me sens comme un cochon dans la merde ».

Bon amusement à  tous !

 Ps : vous comprendrez que ne peux pas noter cet album, à qui je mettrais 4/20 s’il était au premier degrés, mais qui pourrait aller jusqu’à 17/20 tant la parodie est réussie !

Par John Doe

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