IL ETAIT UNE FOIS… LA BELLE ET LA BETE


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REALISATION

Jean Cocteau, le poète, le peintre, et surtout le cinéaste ! Ses deux plus grandes réalisations sont la belle et la bete (1946) et Orphée (1949).

CASTING

Jean Marais (1913-1998).Son premier grand film est sans doute la Belle et la Bête (1946) réalisé par son ami Jean Cocteau. Mais y a aussi Ruy Blas (1948), Orphée (1949), le comte de monte Cristo (1954), Le Bossu et le Capitan (1960) aux cotés d’André Bourvil, puis Le Capitaine Fracasse (1961), ainsi que la trilogie Fantômas dans lequel il joue le journaliste Fandor mais aussi le criminel Fantomas (1964-1967), Peau d’Ane (1970) de Jacques Demy et enfin les Misérables (1994) de Claude Lellouch. En 1993, il a reçu le César d’Honneur.

Josette Day. Compagne de Marcel Pagnol de 1939 à 1944, elle a joué dans quelques uns de ses films comme la fille du puisatier (1940), la prière aux étoiles (1941). Mais son rôle majeur reste celui de la Belle dans la belle et la bete (1946).

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Ce grand classique français est d’une beauté étincelante, d’une intensité si grande. Jean Cocteau nous a concocté en 1946 une pure merveille, un chef d’œuvre artistique comme on en verra certainement plus. La belle est « belle », la bête est terrifiante, mais à la fois attachante. La photographie, en noir et blanc, est impeccable, si bien traitée… Le réalisateur est un génie, avec un immense talent. « la belle est la bête » en est la preuve. Incontestablement.

Le film commence. Jean Cocteau nous a écrit. Il nous demande simplement d’y croire, comme les enfants, et son message se finit par « il était une fois »… le conte démarre. Le noir, la frayeur, la musique qui nous fait trembler ; la tension est palpable. On ne se sent pas tranquille. Et puis d’un coup, le surhumain apparait, dans cette demeure, ressemblant à un lieu hanté. Il y a de l’animé, de l’inanimé. Il y a le monde réel, le monde « imaginaire », si je puis dire. Tout est mystique, mystérieux, parfois angoissant. On y rencontre le fantastique, puis en deuxième partie de film, tout devient plus tendre, plus romantique : la poésie des gestes, les mouvements au ralenti… et le vent qui caresse les rideaux par exemple. L’histoire évolue, les personnages aussi. Et la fin ; Sublime, symbolique. La magie opère. L’enchantement aussi.

Tout est symbole dans ce film. Tout. L’escalier, les relations entre les personnes, les décors, le sombre, la forêt. L’opposition Belle et Bête surtout !

Gravure de Gustave Doré

Aussi, parlons des couleurs. Cela peut sembler paradoxal, puisque ce film est en noir et blanc ! Et pourtant… c’est un film, c’est une histoire qui ne pouvait être qu’en noir et blanc ! le « beau » est dans l’image, dans cette formidable photographie. Le noir accentue la terreur et le sombre, et le blanc pour la beauté, la lumière, la magie. Sans oublier les nuances… et l’hommage aux œuvres de Doré et de Veermer.

Il y a un petit côté théâtral dans cette œuvre. Normal, quand on est sait que le surréaliste Jean Cocteau EST un homme de théâtre. On le remarque dans la mise en scène, les symboles déployés, puis dans le « script » aussi. Josette Day est merveilleuse (son plus grand rôle), Jean Marais qui fait « les prétendants » de la Belle, à savoir la Bête et Avenant, montre qu’il est un jeune acteur talentueux et doué de charisme. Son masque est à la fois effrayant, troublant, attachant, bouleversant… et ses yeux, ses yeux… ! Sa voix, aussi…

Le film est une morale, tel un conte. On parle de l’apparence, de l’autrui, des comportements que l’on a face à une personne « différente ». Et on répond à cette question « qui est la Bête ?! celui qui a une apparence monstrueuse ? ou celui qui a une mentalité monstrueuse ? ». On traite également de jalousie, malice (celle qui est malsaine), hypocrisie, et surtout d’amour.

« la belle est la bête » est ce genre de film qui traverse le temps, intemporel, qui enchantera encore un bon nombre de cinéphiles, de spectateurs. Et parallèlement, plus le temps de note monde passe, plus le film renforce sa splendeur….

NOTE : 19/20.

ET N’OUBLIONS PAS LE CLASSIQUE DISNEY !

siqney

Par Stanislas Lefort

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