CLASSIQUE – « Blanche comme la neige… »


blanche neige

« UN JOUR, MON PRINCE VIENDRA » – BLANCHE-NEIGE

 Il est considéré comme le premier Classique Disney. Mais « blanche neige et les sept nains » est bien plus que cela. Certes un classique, mais surtout un chef d’œuvre de l’animation, du cinéma tout entier. Sorti en 1937 (année qui voit naître Claude Lellouch ou encore Jack Nicholson), il a traversé le temps, a vu bon nombre d’autres grands classiques Disney se glisser à côté de lui, cependant, on peut constater que ce monument de l’animation n’a pas pris une seule ride. Les dessins sont d’une qualité incroyable, l’histoire – inspirée du conte des frères grimm – fait émerveiller, sourire, effrayer, émouvoir les enfants, mais aussi les grandes personnes encore aujourd’hui.

Grand classique du cinéma également, d’une part pour la qualité de ce film, et d’autre part parce qu’il est le premier dessin animé de long métrage sonore réalisé en couleur via un procédé industriel nommé Technicolor, dans une décennie où la couleur faisait ses débuts…

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AVANT DE PARLER DE BLANCHE NEIGE, EVOQUONS WALT DISNEY ET SES AMIS :

 Le réalisateur est évidemment un certain Walter Elias Disney né en 1901, symbole de l’enfance, des dessins animés, de la magie « Disney » qui en découle dont il est le créateur et le seul maître. C’est en 1923 – après avoir débuté dans un garage [Disney Brothers Studio] avec son frère Roy –  qu’il fonde la Walt Disney Company, devenue aujourd’hui la plus grande société de divertissement. En 1928, Bien qu’il n’aimait pas les souris, cela ne lui a pas empêché de créer un certain Mortimer Mouse, devenu par la suite Mickey Mouse, le mammifère rongeur le plus connu de la planète ! Celui-ci connaitra son premier grand succès aux côtés de Minnie Mouse et Pat Hibulaire lors de la projection à New York de Steamboat Willie, le premier dessin animé avec son synchronisé ! Walt Disney – fort du succès de sa petite souris – crée en 1929 les dessins animés musicaux dans la série « Silly symphonies », où l’on retrouve l’ébauche d’un certain Donald Duck. 1932 est également une formidable année pour Disney, qui se voit décerner l’Oscar du meilleur court métrage d’animation (Des arbres et des fleurs) et un Oscar D’honneur pour la création de Mickey, et qui est l’année de lancement des séries autour de Donald, Dingo, Pluto. En 1937, il se lance dans un pari fou, celui de réaliser le premier long métrage d’animation en couleur : Blanche-neige et les sept-nains, qui est un formidable succès à sa sortie. Suivront d’autres grands classiques : Pinocchio, Fantasia qui seront des échecs financiers, sortis au début de la deuxième guerre mondiale. Citons également Bambi (1942), Saludos Amigos (1942), les trois caballeros (1945) Mélodie du sud (Premier film Disney avec des acteurs, en 1946), Danny le petit mouton noir (1948), le crapaud et le maître d’école (1949), mais encore Cendrillon (1950), Alice au pays des merveilles (1951), Peter Pan (1953), la belle et le clochard (1955). 1955 est aussi une année importante pour l’empire Disney puisqu’elle marque l’ouverture le 17 juillet du Premier Disneyland en Californie, devenant rapidement un énorme succès. Un projet de faire un énorme complexe en Floride voit le jour. Les années 1960 sont marquées par les sorties de la belle au bois dormant (1959), les 101 dalmatiens (1961), Merlin L’enchanteur (1963), Mary Poppins (1964). Mais il meurt en 1966 quelques années avant l’ouverture de Walt Disney World Ressort (parc Magic Kingdom en 1971) d’un cancer du poumon. Son dernier film est Le livre de la jungle, sorti en 1967.

Le réalisateur-superviseur du film est David Hand (1900-1986). Entré aux studios Disney en 1930, il a travaillé sur la série silly  Symphonies en tant qu’animateur et devient responsable d’équipes d’apprentis sur cette série l’année suivante. En 1932, il devient réalisateur (sa première réalisation étant Trader Mickey) jusqu’à ce qu’il quitte les studios Disney en 1944. Il crée alors la Gaumont Bristish Animation. En 1994, il devient une Disney Legend. On lui doit – en tant que réalisateur – Blanche-Neige et les sept nains (1937) mais aussi l’émouvant Bambi (1942).

Pour finir, il faut citer également le compositeur de musique Leigh Harline (1907-1969), qui a travaillé aux studios Disney de 1933 à 1941 et ainsi créé la musique de Blanche-Neige et les sept nains (1937), Pinocchio (1940) et de nombreux épisodes de séries  Disney. N’oublions pas le Disney Legend Paul J Smith (1906-1985), lui aussi compositeur de musique. Comme Harline, il a composé les musiques des épisodes de séries d’animation et celles de Blanche-Neige et les Sept Nains (1937), mais il est également l’auteur des musiques de Pinocchio (1940) Fantasia (1940, en tant que violoniste), Bambi (1942, orchestration), ou encore Cendrillon (1950).

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« BLANCHE NEIGE ET LES SEPT NAINS » 1937

Synopsis : Jalouse de la beauté de Blanche-Neige, la reine ordonne à un chasseur de la tuer et de lui rendre le cœur de la jeune fille en guise de preuve. Celui-ci ne pouvant pas commettre cet acte horrible conseille vivement Blanche Neige de s’enfuir dans la forêt ; C’est ainsi qu’elle découvre sept adorables nains. Mais la reine, au courant du subterfuge prépare un plan diabolique…

TOUTE LA MAJESTUOSITE ET LA MAGIE DISNEY DANS CE GRAND CLASSIQUE D’ANIMATION

Comment ne pas tomber sous le charme de cette pure merveille d’animation ? de ce chef d’œuvre ? de ce film culte ? Du début jusqu’à la (presque-)fin, on regarde ce dessin animé avec un petit sourire. Sourire qui nous vient quand Blanche Neige rencontre pour la première fois le Prince, quand elle fait le ménage avec les animaux dans la maison des nains, quand ceux-ci reviennent du travail et découvrent un « dragon » dans leur lit. Autant de passages qu’on s’amuse à regarder, encore et encore. A vrai dire, même le petit côté naïf qui peut se dégager dans certaines scènes nous fait sourire.

Et déjà, la magie Disney opère. Les chansons, l’harmonie avec la nature, l’histoire d’une princesse, les personnages secondaires attachants, drôles et également émouvants, le tout imprégné d’une morale traitant de la jalousie, de « l’inconnu ». N’oublions pas la tendresse et l’émotion, deux termes qui ont fait la renommée des classiques Disney.

Blanche-Neige, belle souriante aimable, se retrouve face à sept « petits hommes » comme elle le dit elle-même, aux caractères bien trempés, mais qui se comportent comme de véritables enfants (la scène où elle leur ordonne d’aller se laver), ou bien comme des adultes responsables (le moment où ils conseillent à la jeune fille de ne pas parler aux inconnus) courageux et toujours au service de la princesse. On ne peut que les aimer, les adorer ces sept adorables nains, tous aussi marrants les uns que les autres !

Les dessins – magnifiques – sont le témoignage d’un incroyable travail de réalisation. On retrouve ainsi toute une finesse, toute une délicatesse, toute une poésie. Les mouvements sont soignés, les détails également. Jamais les studios Disney n’ont pu égaler ce chef d’oeuvre. Blanche-Neige est radieuse, rayonnante. Les dessins, nés de grands professionnels comme nous pouvons le constater, nous montrent toute sa beauté, sa jeunesse, ce qui permet de mettre en avant l’héroïne, parfaite à côté des sept nains, qui sont représentés avec des traits grossiers, formant ainsi tout leur charme, à tel point qu’on aimerait bien les prendre dans nos bras.. ! Les animaux, quant à eux, sont remarquablement bien reproduits. Chaque petit élément qui permet de caractériser chacun d’eux est là : ainsi, l’écureuil s’enfuit vite dès Blanche-Neige veut le toucher, la tortue – qui fait un peu pitié, avouons-le – marche bien trop lentement et arrive toujours trop tard. Et on adore tellement leurs petites frimousses.. !

Mais les frissons, à côté de la magie, sont également au rendez-vous. Oui, certains dessins animés font peur, incroyable, n’est-ce pas ?!  La transformation de la sorcière nous tient en haleine et nous fait vibrer, tandis que son visage nous fait trembler de peur ! Mais finalement, la « méchante » fait partie de cette magie Disney (En effet, un dessin animé Disney sans « méchants » n’est pas un vrai Disney)…

Les thèmes de l’enfance sont également présents, ce qui montre combien les studios Disney cernent admirablement bien l’univers des petits : la fille qui rêve d’un beau prince, les enfants qui ont peur du noir et qui croient voir des choses horribles, les sorcières, la douceur (que l’on retrouve chez Blanche-Neige ou les animaux). Ainsi, ils ne peuvent qu’adorer ce dessin animé, d’autant plus que les sept nains sont là pour les faire rire aux éclats ! Surtout Simplet…

Tout cela grâce au talent des dessinateurs, ET des scénaristes, qui ont repris le conte des Frères Grimm. Mais il est évident que les grands admirateurs du conte (v)ont sans doute été/être déçus, dans la mesure où le dessin animé ne respecte pas totalement l’histoire de base, ce qui est logique, puisqu’il doit toucher d’une part, un large public en particulier les enfants et d’autre part puisqu’il n’est pas facile de restrancrire à la perfection certaines œuvres littéraires sur grand écran, surtout quand il s’agit de dessins animés. Néanmoins, il ne faut pas se leurrer, cela reste tout de même une formidable adaptation, encore jamais égalée.

En résumé, On ris, on pleure, on a peur. La qualité du dessin est là. La magie Disney opère. En somme, tous les ingrédients pour passer un formidable moment seul, ou en famille. 

 

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LE SAVIEZ VOUS ???

Le bugdet du film était de 1,48 million de dollars, ce qui est un record pour l’époque.

Le film a reçu en 1939 l’Oscar d’honneur (remis à Walt Disney), avec 8 statuettes dont sept petites.

En France, il est actuellement à la 4ème place du Box-Office, totalisant 18 319 651. Cela s’explique par les nombreux ressorties (six au total) qu’a bénéficié le film depuis sa sortie dans l’Hexagone en 1938. Il ainsi juste devant La Grande Vadrouille de Gérard Oury (17 267 607, sorti en 1966), mais derrière Intouchables d’Eric Toledano et Olivier Nakache (19 385 300, sorti en 2011). Il est donc le deuxième film américain du Box-Office France, le premier étant Titanic (21 774 181, sorti en 1997).

« blanche neige et les sept nains » était le film d’animation préféré d’Adolf Hitler.

L’actrice Claude Gensac – la Biche de Louis de Funès – est la voix de la Reine, pour le second doublage, datant de 1968.

La première VHS de « Blanche Neige et les sept nains » est sortie en 1994. La première édition Blu-Ray date de 2009.

Par Stanislas Lefort (Y.S)

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